ALGÉRIE
12/05/2019 14h:28 CET

Pour Saïd Sadi, "la présidentielle mettra l’armée face à un peuple déterminé"

Getty Editorial

Pour Saïd Sadi, la présidentielle du 4 juillet « mettra l’armée face à un peuple déterminé, soudé et unanime dans sa quête de liberté. Et cette fois, “il n’y a ni parti déclarant abolir les libertés individuelles et collectives ni mouvement insurrectionnel armé pouvant justifier des mesures exceptionnelles”, affirme-t-il, dans un post publié ce dimanche 12 mai sur sa page Facebook.

L’ancien leader du RCD juge que “l’abîme constitutionnel qui se rapproche à grands pas est vertigineux” et d’envisager les différents scénarios possibles et leurs conséquences sur le pays. “L’autre hypothèse serait de reporter ce scrutin. Il faudra alors violer, une fois de plus, une Constitution que les partisans du statu quo déterrent à chaque fois qu’ils doivent rejeter la transition démocratique demandée par le peuple depuis maintenant trois mois”, écrit Saïd Sadi affirmant que “le 9 juillet, le pays se retrouvera sans chef d’État. Le gouvernement n’aura plus aucune réalité politique”.

Dans ces conditions “ce vide ouvre la voie à toutes les aventures, y compris celle du recours à l’état d’exception”, affirme Saïd Sadi qui réagit aux rumeurs de sa possible arrestation future. “Des ‘’rumeurs’’ faisant état de mon arrestation ont circulé à plusieurs reprises et ce n’est pas la première fois qu’ils sont utilisés contre moi ou d’autres militants”, déclare Saïd Sadi. “Aujourd’hui, les parrains ont changé mais les méthodes étant les mêmes, je redis donc la même chose : je ne me soumettrai pas”, affirme-t-il.