MAROC
12/06/2019 17h:50 CET

Pour sa 11e édition, le Festival International de film Documentaire d’Agadir revendique son statut de pépinière

Avec six premières œuvres sur les huit films en lice.

FIDADOC 2019_Amussu
"Amussu", de Nadir Bouhmouch.

DOCUMENTAIRE - Les amoureux du documentaire ont rendez-vous du 18 au 22 juin prochain prochain à Agadir, à l’occasion de la 11e édition de son Festival International de film Documentaire (FIDADOC).

À cette occasion, le festival proposera une cinquantaine de projections, à la salle Brahim Radi de la Municipalité d’Agadir, au Complexe municipal Jamal Adorra ainsi que dans une quinzaine d’espaces publics d’Agadir et des communes voisines, expliquent les organisateurs dans un communiqué.

La sélection officielle du FIDADOC comprend cette année 27 films, 17 longs et 10 courts-métrages, représentant 22 pays.

Six premières oeuvres

Pour cette 11e édition, la compétition internationale privilégiera les talents émergents avec 6 premières œuvres sur les 8 films en lice pour les 3 prix. Des prix remis cette année par un jury composé de 4 professionnels marocains et étrangers: Farah Clémentine Dramani-Issifou (Bénin, France), curatrice de films et chercheuse, membre du comité de sélection de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes ; Mo Siam (Egypte), auteur-réalisateur, chef-opérateur et producteur; Eva Vila (Espagne), auteure-réalisatrice, productrice, enseignante à l’Université Pompeu Fabra de Barcelone et Mohamed Zineddaine (Maroc), auteur-réalisateur et producteur.

Les cinéphiles auront aussi l’occasion de s’exprimer par le biais du Prix du public qui devient “une seconde section compétitive dont le film primé par les spectateurs du FIDADOC bénéficiera, comme le Grand prix Nouzha Drissi de la Compétition Internationale”. Le vainqueur aura notamment droit à une large diffusion à travers le réseau des Instituts français du Maroc dans le cadre du Mois du documentaire en novembre 2019.

Fidadoc
Extrait du documentaire "Le miracle du petit prince" de Marjoleine Boonstra, dans lequel des poètes, écrivains, militants, décident à travers le monde de traduire le célèbre ouvrage d’Antoine de Saint-Exupéry.

Le FIDADOC revendique un statut de “pépinière unique au Maroc”. Ainsi 3 films en sélection officielle cette année ont bénéficié du programme de formations et d’accompagnement artistique: “A Mansourah, tu nous as séparés” de la Franco-Algérienne Dorothée Myriam Kellou (Résidence d’écriture à Imessouane en 2015), “Etincelles” du Nigérien Bawa Kadadé Riba (Résidence d’écriture à Tiznit en 2016) et “Amussu” du Marocain Nadir Bouhmouch (Ruche documentaire du FIDADOC 2017).

Pas de thématique choisie

Pour le festival, il n’est pas question de parler de thème pour la programmation de cette année: “Le FIDADOC n’est pas une manifestation qui choisit ses thématiques, ce sont les films qui tracent eux-mêmes les lignes directrices de notre programmation”, insistent les organisateurs.

Reste que cette 11ème édition mettra à l’honneur “les identités culturelles, leur diversité et leur résistance, à travers le regard de cinéastes d’aujourd’hui qui comme leurs aînés, Jean Rouch ou Johan van der Keuken, nous donnent à voir l’expression de ces identités, contribuant ainsi à les défendre et donc à les préserver”.

FIDADOC 2019

Le Festival s’ouvrira le 18 juin avec “Le Miracle du Petit Prince” de Marjoleine Boonstra où des poètes, écrivains, militants, décident à travers le monde de traduire le chef d’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry pour affirmer la vitalité de leur langue et de leur culture, parmi lesquelles l’Amazigh “dont la poésie sera largement célébrée dans trois autres films de notre sélection”. 

Le festival accompagne par ailleurs les documentaristes en herbe, notamment en proposant à 12 porteurs d’un projet de film documentaire, venus du Maroc, d’Algérie, d’Égypte et de Côte d’Ivoire, de bénéficier d’une évaluation de leurs
projets par un panel d’experts et de professionnels invités au FIDADOC.

Enfin, un atelier de formation à la coproduction internationale organisé en partenariat avec le Festival des 3 continents permettra d’accompagner cinq binômes d’auteur-producteur (Maroc/Mauritanie, Tunisie, Algérie, Égypte et Liban) porteurs d’un projet de film documentaire.