ALGÉRIE
28/01/2019 14h:17 CET

Pour passer au zéro déchet, Danone, Carrefour et Coca vont proposer un service de consigne

Des produits de grande consommation dans des emballages consignés, livrés et récupérés gratuitement

ASSOCIATED PRESS

À l’origine, la bouteille de Coca-Cola était consignée. Dans les années 50, le soda était vendu dans une bouteille en verre. Une fois vide, elle était placée dans une cagette chez le commerçant et la firme récupérait ainsi ses bouteilles pour les laver et les remplir une nouvelle fois. Dans les années 60, le plastique signe l’arrêt de la consigne et du zéro déchet.

Soixante dix ans plus tard, face à la quantité de déchets, la consigne commence à revenir. Dernier exemple en date, le site de e-commerce Loop. Dévoilé le 24 janvier au forum de Davos par Terracycle, une entreprise de recyclage, ce projet sera testé au printemps 2019 à Paris et à New York.

Des multinationales comme Procter & Gamble (propriétaire entre autres de Nestlé), Carrefour, Unilever (Axe, Dove, Omo, Skip, Persil) ou encore Danone et Coca-Cola se sont associées à TerraCycle pour créer des emballages “durables, nettoyables et réutilisables” affirme cette dernière.

Ils ont aussi réfléchi aux circuits logistiques pour que les produits soient livrés et récupérés gratuitement à domicile.

Les produits vendus seront des produits de grande distribution, des pâtes, du shampoing, des gâteaux ou encore des produits de beauté. Ils seront livrés dans une boîte qui se transformera en boîte de tri.

Une fois vides, tous les emballages récoltés dans cette boîte seront récupérés, lavés et remplis à nouveau avant d’être réexpédiés chez le client. Le client aura à payer un surcoût pour le dépôt qu’il pourra récupérer une fois l’emballage retourné.

Terracycle l’assure, le coût environnemental du transport et des allers-retours entre le client et les usines a été calculé. ”À partir de cinq réemplois, l’emballage a un impact carbone inférieur à ceux des objets à usage unique livrés par l’e-commerce classique”, explique l’entreprise.

Interrogée par Le Parisien, l’association Zero Waste reste prudente et espère que cette plateforme ne sera pas du “greenwashing”, une opération de communication vers un positionnement écologique sans qu’une démarche globale ne soit mise en place par ailleurs.