TUNISIE
08/10/2019 12h:38 CET

Pour Mustapha Ben Ahmed, c'est une "victoire au goût de défaite" pour Tahya Tounes

Le dirigeant au sein du parti Tahya Tounes et tête de liste élu sur Tunis 1, Mustapha Ben Ahmed a affirmé, mardi, que la victoire relative de son parti lors des législatives avait un goût de défaite. 

“Nous avions pour ambition de faire bien mieux, mais petit à petit on a vu les choses se dégrader et au bout du compte la réussite a été juste-juste. Le projet Tahya Tounes a quelque peu trébuché” a-t-il assuré.

Interrogé sur la participation à venir de son parti dans un future coalition gouvernementale, Ben Ahmed estime qu’il “est naturel que chaque parti politique souhaite intégrer le gouvernement mais l’ambiance actuelle ne rassure pas pour pouvoir être présent au gouvernement”.

“Nous prendrons notre décision après avoir étudié la situation et en fonction d’une vision” dit-il pointant du doigt notamment le discours tenu par Ennahdha lors de la campagne électorale:  “Le discours d’Ennahdha durant la campagne électorale a démontré que le consensus avec les partis n’était que manoeuvres tactiques. Ils sont vite revenus à des discours de rupture et de polarisation, et cela n’encourage pas”.

“Si l’on doit participer au gouvernement, on le fera sous certaines conditions comme le programme de celui-ci, ses références, son idéologie” martèle-t-il expliquant que cela n’est pas la plus grande priorité de Tahya Tounes aujourd’hui: ″Notre plus grande priorité aujourd’hui est de reconstruire le mouvement démocratique progressiste. Si le fait d’être au gouvernement va permettre d’atteindre cet objectif nous y serons, sinon cela se fera sans nous”.

Pour Mustapha Ben Ahmed, Tahya Tounes a besoin d’être loin du pouvoir pendant un certain temps: “Nous avons fait beaucoup de sacrifices pour le pouvoir et cela nous a nui” assure-t-il.

Alors que la formation d’un gouvernement semble impossible et des élections législatives anticipées probables, Mustapha Ben Ahmed s’interroge: “Est-ce qu’en allant vers des élections anticipées cela changera quelque chose? Je ne pense pas (...) Il faut d’abord régler les problèmes qui existent dans la constitution, dans les lois, dans les partis politiques, dans la loi électorale (...) Il faudra un dialogue pour résoudre ces problèmes avant d’aller vers des élections anticipées” a-t-il poursuivi. 

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