ALGÉRIE
19/08/2019 12h:38 CET

Pour Mokrane Ait Larbi le Hirak doit s’intensifier à partir du 6 septembre

Huffpost MG

Dans une nouvelle publication publiée sur sa page Facebook, l’avocat et militant des droits de l’homme Mokrane Ait Larbi revient sur la situation politique et s’attaque au régime accusé de vouloir reproduire ses pratiques e de rester sourd aux revendications des millions d’algériens qui se sont manifestés depuis le 22 Février.

“Après le 26e vendredi de la révolution populaire pacifique et les dizaines de millions d’Algériens et Algériennes descendus dans les rues d’Alger et des autres villes, les autorités continuent à ignorer les demandes claires de la population, en particulier le changement du régime et la construction d’une nouvelle Algérie avec de nouveaux visages”, écrit  Mokrane Ait Larbi, sur sa page Facebook.

Pour l’avocat malgré le changement à la tête de la présidence, l’ancien système et toujours présent, “les pratiques du régime imposées depuis 1962 demeure encore malgré le changement de personnes et de gouvernement. Il suffit de regarder les chaînes officielles à 20 heures et même certaines chaînes privées, pour s’assurer que le régime totalitaire qui n’accepte pas l’opinion opposée persiste”, a-t-il dénoncé.

Pour M. Ait Larbi la contestation populaire doit passer à une autre étape et s’intensifier ”à partir du 6 septembre” car sans cette révolution, “le régime restera en place, menant à de nouvelles crises difficiles à contrôler”.

Et d’ajouter qu’il faut continuer à “affirmer les mêmes revendications populaires, notamment le changement de régime par des moyens pacifiques. Libérez les prisonniers d’opinion dès que possible sans aucune condition”.

 

Enfin, l’avocat lance un appel aux partis, associations, syndicats et personnalités qui militent pour la naissance d’une nouvelle Algérie libre. Une Algérie des libertés, des droits et de la justice sociale et de l’égalité entre les hommes et les femmes, de se réunir pour élaborer une charte des droits et des libertés. M Ait Larbi exclut de la rencontre tous les dirigeants des partis partisans et des organisations de masse ainsi que les personnalités impliquées dans la corruption financière et politique.