MAROC
26/10/2018 18h:22 CET

Pour lutter contre le trafic de migrants, l'Espagne interdit l'utilisation des "go-fast"

Une conséquence directe de l’affaire des bateaux types "fantômes" dans le nord du Maroc, et de la mort de Hayat B.

AFP via Getty Images

ESPAGNE - Le gouvernement espagnol met les bouchées doubles contre les trafiquants. Comme le rapporte l’agence de presse EFE, le conseil des ministres espagnol a approuvé, ce vendredi 26 octobre, un décret royal “visant à interdire les bateaux pneumatiques semi-rigides à grande vitesse à l’échelle nationale”, soit les controversés “go-fast”, surnommés en Espagne les “Narcolanchas” (“bateaux de narcos”).

Une décision de l’exécutif qui est une conséquence directe de l’affaire des bateaux types “fantômes” dans le nord du Maroc, et de la mort de Hayat B, jeune Marocaine tuée par des tirs de la marine royale marocaine lors d’une opération contre un “go-fast” transportant des migrants. 

L’agence de presse rapporte en effet qu’un projet de loi était déjà en discussion mais face à l’urgence de la situation, l’exécutif a préféré utiliser une voie plus rapide pour faire adopter le décret plutôt que de passer par un vote du parlement.

Selon la porte-parole du gouvernement, Isabel Celaa, citée par EFE, “le projet de loi a été remplacé par un décret-loi royal en raison de l’urgence de trouver une solution à ce type de navires qui affectent de manière très sérieuse le transfert et le transport de personnes”.

“Les Narcolanchas sont interdits dans tout le pays pour mettre fin à un grave problème. Les mafias les utilisent pour la traite des êtres humains, et c’est là que se trouvent l’urgence et la gravité.”

Pour l’instant, peu de précisions ont été données sur l’application de ce décret. Selon EFE, le gouvernement compte créer un registre des bateaux pneumatiques et à grande vitesse afin de distinguer ceux qui sont interdits de ceux autorisés.