ALGÉRIE
10/11/2019 13h:02 CET

Pour le porte-parole du candidat Abdelaziz Belaid, il est "temps de remplacer la légitimité révolutionnaire par la légitimité populaire"

Reuters
FILE PHOTO: Algeria's presidential candidate Abdelaziz Belaid arrives for a rally meeting in Blida

Pour M. Mustapha Haddam, porte-parole d’Abdelaziz Belaîd, candidat du Front El Moustaqbal à la présidentielle du 12 décembre prochain, seule la légitimité populaire est à même de faire sortir l’Algérie de la situation de crise “multidimentionnelle” dans laquelle elle est enfoncée.

S’exprimant, dimanche, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, l’intervenant n’a eu de cesse d’en appeler à la notion de légitimité pour faire passer son message. Au passage, il croit utile de souligner que son parti a eu à se présenter à l’ensemble des élections organisées dans le pays, parce que, précise-t-il, “nous ne croyons pas à la politique de la chaine vide”.

M. Haddam tient à signaler que, dés 1962, les pouvoirs qui ont eu à se sont succéder à la tête de l’Algérie, se sont tous appuyés sur la “légitimité révolutionnaire” pour gérer son avenir.  “Pour des raisons générationnelles”, il considère qu’il est temps, désormais, pour les personnes ayant bénéficié de cette légitimité “de passer la main” à travers des élections “propres et transparentes” seule habilitées, dit-il, à donner une légitimité populaire aux institutions.

Rappelant que le candidat qu’il représente est né après l’indépendance, l’intervenant juge que celui-ci connait donc les préoccupations de sa génération et de celle qui est venue après.

Du prochain scrutin, il estime qu’il ne devrait pas être précédé du lancement de réformes, “quand on n’a pas la légitimité nécessaire”. Et de s’interroger : “qui va engager ces réformes, des personnes désignées, mais désignées par qui ?” 

Pour lui, il faudrait avoir une “certaines légitimité”, “au plan institutionnel et  constitutionnel”, pour entreprendre les importants chantiers destinés à gérer la période de crise “multidimensionnelle à laquelle est confrontée l’Etat Algérien.”

A propos de la situation politique actuelle, il observe qu’après le départ de l’ancien président, le pays est en train de vivre une période de transition “qui ne dit pas son nom”, suivie ajoute-t-il, par « une période de contestation” de la légitimité de ceux qui la gèrent.

De cette contestation qui s’exprime, les “mardi et vendredi”, dit-il, M. Haddam pense qu’elle ne peut trouver sa réponse qu’à travers un président de la république légitimement élue.