ALGÉRIE
08/09/2019 12h:50 CET | Actualisé 08/09/2019 12h:51 CET

Pour le panel, il y a "un consensus" pour la tenue d'une élection présidentielle

Capture ecran
Dr Bekat Berkani

“Nous estimons que c’est l’opinion de la majorité des Algériens qui s’est mise d’accord” pour la tenue d’une élection présidentielle “avec le maximum de probité, d’honnêteté et d’intégrité pour pouvoir reprendre confiance dans les affaires de notre pays à travers l’élection d’un président de la République”. Un Président qui serait “bien élu pour pouvoir aborder les autres chantiers de la république”. C’est en résumé la synthèse de l’intervention du Dr Mohamed Bekat Berkani président du Conseil consultatif de l’Instance de médiation et de dialogue sur les ondes de la chaine trois de la radio nationale ce 08 septembre.

Au moment où Karim Younes et 7 membres de son panel se dirigeait vers la présidence de la République pour présenter leur rapport à Abdelkader Bensalah, M. Bekkat Berkani expliquait aux auditeurs de la chaine 3 que les travaux du conseil lui ont permis de parvenir à un “minimum de consensus” qui, selon lui, devrait “donner la parole au peuple à travers les urnes”.

 

Des activités du Panel, il rappelle que ses membres ont eu à rencontrer 24 partis politiques, à l’exclusion, dit-il, de ceux qui ont été à l’origine de la “tragédie nationale”, de même que quelque 300 associations locales et nationales de la Société civile.

Résumant les objectifs recherchés par les membres du Conseil, il explique que ceux-ci avaient notamment à coeur de créer d’une institution nationale chargée d’“organiser, contrôler et annoncer les résultats, d’élections totalement indépendantes de l’administration”.

De la composition de cette dernière, l’intervenant précise qu’elle sera notamment composée de personnes “en rupture de ban avec le système” et qu’elle regroupera, entre autres, des magistrats, des avocats, des personnalités nationales et des représentants de la communauté Algérienne à l’étranger, aux fins, dit-il, de garantir la transparence et l’intégrité des premières élections libres présidentielles.

Pour le Dr Bekkat Berkani, il faudrait asseoir la légitimité pour pouvoir entrer dans la légalité. A ce propos il considère qu’organiser des élections dans trois mois “c’est largement le temps” ajoutant qu’on ne pouvait continuer à “palabrer pendant des mois et des mois” pour désigner un chef de l’Etat à la tête du pays afin de pouvoir faire face aux défis de toute nature qui l’attendent à l’avenir.