MAROC
01/03/2019 12h:51 CET

Pour le ministère de l'Éducation nationale, le décès d'une élève à Aïn Atiq est "la volonté de Dieu"

Une autre victime a également été blessée dans l'accident.

Akhbarona

INCIDENT - L’incident a laissé la commune de Aïn Atiq (préfecture Skhirat-Témara) sous le choc. D.Q, une élève de première année du primaire a été écrasée, hier, par la chute de la porte métallique de l’entrée de son école relevant du groupe scolaire Al-Nweifat. Une femme, chargée de la cantine, a également été blessée.

Si le drame a suscité la colère des parents d’élèves et professeurs, et légitimé une manifestation devant l’établissement dénonçant “l’état de délabrement de l’école et la négligence de la direction”, le ministère de l’Education nationale, lui, rejette en bloc cet argument. Dans un communiqué, publié ce vendredi, il exprime “son regret et sa tristesse” quant à l’incident, précisant que “l’établissement a bénéficié d’une réhabilitation générale au titre de l’année scolaire 2016-2017 par la voie d’un intervenant, dans le but d’assurer un espace convenable à la scolarisation”. 

Sur l’incident, le département de Saaid Amzazi indique qu’aux premières heures de la séance matinale du jeudi 28 février, aux environs de 9h, sa direction provinciale (Skhirat-Témara) a été contactée par téléphone par le directeur de l’établissement en question demandant l’intervention de la protection civile sur les lieux. Une fois celle-ci alertée, une ambulance a été dépêchée sur place et les autorités locales et sanitaires avisées pour intervenir, ajoute le communiqué.

Sauf qu’il était déjà trop tard. Le directeur provincial de l’hôpital est arrivé sur les lieux du drame pour constater que le décès de la petite écolière. A qui la faute? Le ministère s’incline face au “destin et la volonté de Dieu”, estimant qu’il s’agit d’une “fatalité”, sans aucune réponse aux doléances des parents d’élèves qui soulignent la négligence des responsables de l’établissement.

Quant à la deuxième victime de cet incident, le ministère rassure sur ses blessures précisant qu’elles “ne sont pas graves” et que la délégué provinciale de la Santé et les responsables du département se sont enquis de son état de santé. “Elle a bénéficié des consultations et soins médicaux nécessaires”, souligne le département d’Amzazi.

Ce dernier précise, par ailleurs, que le directeur du groupe scolaire concerné a rencontré les parents d’élèves et les associations de la société civile pour échanger avec eux et présenter “ses condoléances à la famille de la victime”. Une commission provinciale devra se déplacer sur les lieux du drame pour mener son enquête, et “prendre les mesures nécessaires d’urgence” et “garantir la continuité de la scolarité” au sein de l’établissement endeuillé.