MAROC
18/10/2019 12h:21 CET

Pour l'ancien secrétaire général du FLN, "le Sahara est marocain"

"Je considère, d’un point de vue historique, que le Sahara est marocain et rien d’autre".

Getty Editorial

SAHARA - Une opinion qui ne passe pas inaperçue. A l’occasion d’une interview avec le média électronique Tout Sur l’Algérie-TSA Algérie, publiée hier, l’ancien secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, s’est exprimé sur les manifestations en cours dans le pays, les élections présidentielles, mais aussi sur la question du Sahara.

En effet, à une question du pure player algérien au sujet de ses précédents “avis différents” sur le Sahara, Saâdani a déclaré: “je considère, d’un point de vue historique, que le Sahara est marocain et rien d’autre. Il a été enlevé au Maroc au congrès de Berlin”. Et d’ajouter, “aussi, je pense que l’Algérie a versé pendant cinquante ans des sommes faramineuses à ce qui est appelé ‘Polisario’ et cette organisation n’a rien fait et n’est pas parvenue à sortir de l’impasse”.

“Relancer l’unité maghrébine”

L’ancien SG du FLN a également espéré, dans cet entretien, une relance de “l’unité maghrébine” au vue des récents événements politiques en Algérie, mais aussi en Tunisie et en Libye: “La relation entre l’Algérie et le Maroc est plus grande que cette question. Je pense que la conjoncture est favorable car il y a l’élection d’un nouveau président et le changement de système en Tunisie, l’Algérie se dirige vers une élection et un changement de système, la Libye aussi vit une transformation”.

Amar Saâdani appelle, via TSA, à une réouverture des frontières et une normalisation des relations entre les deux pays voisins: “je pense que la question du Sahara doit prendre fin et que l’Algérie et le Maroc doivent ouvrir leurs frontières et normaliser leurs relations. L’argent versé au ‘Polisario’, avec lequel ses membres se baladent depuis cinquante ans dans les hôtels de luxe, doit revenir à Souk Ahras, El Bayadh, Tamanrassset et autres villes. C’est mon avis, même s’il doit déplaire à certains”, conclut-il.

Il faut dire que ce n’est pas la première fois Saâdani exprime une opinion divergente par rapport à celle du gouvernement algérien concernant la question du Sahara. Comme le relève le HuffPost Algérie, en 2015, il a appelé son pays à “lever la main sur le dossier du Sahara” qui doit être “du ressort exclusif des Nations Unies”.