ALGÉRIE
01/04/2019 12h:20 CET

Pour l'ancien président de l’APN, Abdelaziz Ziari, la constitution d’un nouveau gouvernement est une "nécessité technique"

FABRICE COFFRINI via Getty Images

Pour l’ancien président de l’Assemblée populaire nationale, Abdelaziz Ziari, la  phase de transition politique a débuté à partir du moment où le chef de l’Etat est revenu sur sa décision de briguer un nouveau mandat, reportant du même coup l’organisation de l’élection présidentielle.

Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, M. Abdelaziz Ziari considère que la désignation, dimanche, par le président Bouteflika d’un gouvernement chargé de piloter la transition est une “nécessité technique”, pour explique-t-il, gérer les affaires de l’Etat et garantir les engagements de l’Algérie  vis-à-vis de ses partenaires étrangers.

Qualifiant le soulèvement populaire du 22 février d’“insurrection citoyenne”, Abdelaziz Ziari affirme que la Constitution n’a pas prévu une situation où l’on se trouve face à une telle situation. Laquelle n’a pas été suffisamment appréciée à sa juste mesure par le pouvoir.

Il estime, dans ce sillage la nécessité exige de “mettre entre parenthèse”  les éléments de tel ou tel autre article de la Constitution pour résoudre une problématique.

L’intervention de l’armée dans le débat politique, qu’il juge honorable, est survenue à cause de la faillite des politiques “entre dirigeants et dirigés”.

Le fond du problème pour Abdelaziz Ziari, est de trouver les moyens de  réinstaurer la confiance entre le peuple et ses dirigeants, estimant que la période de transition, telle qu’elle est définie par la Constitution, est à ses yeux “insuffisante” amenant la population Algérienne à choisir la rue plutôt que les urnes pour s’exprimer.

De cette période transitoire, il dit ne pas croire qu’elle soit suffisante pour  installer une instance crédible chargée d’organiser des prochaines élections,  afin que le peuple ait la garantie que ceux qui vont le représenter soient vraiment porteurs de ses revendications.

M. Ziari relève que pour un changement de système, le défi consistera à inaugurer un nouveau mode de gouvernance, sur la base d’un équilibre entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, des réformes revendiquées dont il rappelle qu’elles ont été proposées dés 2012.

C’est, regrette-t-il, parce que les réformes profondes “qui auraient du se faire dans les appareils de l’Etat” n’ont pas eut lieu, que le pays a abouti à la situation dans laquelle se trouve le pays aujourd’hui.