MAROC
20/04/2019 17h:43 CET

Pour ce ramadan, Marocopedia veut mettre en avant le conte marocain

Avec une première vidéo déjà en ligne.

Marocopedia

CULTURE - Si le Maroc m’était conté.  Après avoir mis à l’honneur les cultures ancestrales de Safi et du nord du Maroc, la plateforme de web documentaire Marocopedia met en avant les contes du royaume.

Le site a publié mi-avril, sur son compte Youtube, “La fille au destin scellé”. Une vidéo dans laquelle une conteuse partage cette histoire avec ses petits-enfants, et dont le voix qui dévoile cette histoire se mêle à des illustrations.

Le conte, un sujet souvent abordé par la plateforme. C’est d’ailleurs en faisant des recherches sur le conte populaire qu’Issam Boutrig, fondateur de Marocopédia, s’est rendu compte “qu’une partie importante du patrimoine marocain n’était pas documentée”.

“Nous réalisons souvent des vidéos autour du conte marocain, des capsules que nous diffusons dans la catégorie “Peuple” explique au HuffPost Maroc Samir Taouaou, responsable des partenariats stratégiques de la plateforme. “Mais il est vrai que pour cet épisode, le format est différent car nous avons réalisé une reconstitution du conte”.

“Nous allons essayer de proposer ce format plus souvent dans nos contenus”, confie-t-il, annonçant à notre rédaction que pendant ramadan un nouveau conte sera mis en ligne par semaine “Le public peut les suivre sur nos chaînes en arabe, en français et même en anglais”.

Mettre en avant le conteur

L’histoire de “La fille au destin scellé” a été choisi par la conteuse que l’on voit dans la vidéo, Yamna Aajaj. Marocopedia affirme ainsi ne pas faire de “sélection” des histoires racontées (“Nous ne hiérarchisons pas les contes car ils font tous partie de notre patrimoine”), préférant laisser le choix aux narrateurs. “Le seul défi qui vaille pour l’improvisation et le conte, c’est l’éloquence, et pour cela, les conteurs marocains ont ce don de capter la bienveillance de l’auditoire grâce au pouvoir des mots”.

Ce format vidéo met d’ailleurs en valeur à la fois les dessins et la narratrice. “Montrer la conteuse, l’environnement et la disposition est symbolique et symbiotique. Ces conditions d’émissions nous dévoilent la relation intime entre l’informateur et le collecteur. Dans cette vidéo, Yamna est assise avec ses petits enfants, allégorie parlante d’une disposition sociale vieille comme le monde”.

Marocopedia avait déjà mis en avant des contes et conteurs dans de précédentes vidéos, comme vous pouvez le voir ci-dessous. 

Cependant, contrairement aux précédentes vidéos, celle mise en ligne le 15 avril dernier est la première comportant des illustrations, réalisés par Sabra Idrhdour, qui avait déjà collaboré avec le site web documentaire.

“Le premier conte est celui de feu Douami Omar, conteur populaire de la région de Beni Mellal, qui nous a quitté en 2017. Nous n’avons pas illustré le conte pour garder l’esprit de la Halqa”, nous explique le responsable des partenariats stratégiques.

“Le second est celui de Fatima N’Aït M’Hend de la région de Tata. Cette vidéo a été montée avec des vidéos documentaires pour contextualiser et donner un aperçu de l’environnement et des objets”.

Créée en 2016, l’encyclopédie solidaire Marocopedia s’est lancé en février dernier dans un rebranding. Elle se dédie désormais exclusivement à la vidéo et se présente comme la “première Web TV documentaire au Maroc”.