LES BLOGS
20/09/2018 10h:02 CET | Actualisé 20/09/2018 10h:03 CET

BLOG - Pop art et photographie algérienne

Facebook

L’Algérie peut s’appuyer sur ses traditions, sans se figer dans la répétition du passé et s’ouvrir à tous les courants sans abdiquer son originalité et c’est ainsi que se situe le pop art algérien .

En effet ce mouvement, né dans les années 50, utilise des références de la culture populaire, en particulier de la musique et des films, pour créer des œuvres d’art, avec des images aux couleurs fortes mais aussi des collages ou de la calligraphie. Ce pop art rejoint l’art numérique très souvent.


Le groupe LMNT et ses magnifiques calligraphies déposées, taguées dans les rues d’Alger que l’on peut retrouver sur le site Kolyoum avec d’autres graphistes tout aussi talentueux, dont « l’homme jaune » de Yasser Ameur qui travaille dans les rues, les cafés et qui dénonce par cette couleur le mensonge, le pays qui a enfanté un homme malade, mais aussi Hicham Gaoua, connu sous le nom d’El Moustache « qui sauve le monde parce que Batman et Superman sont très occupés » qui porte toujours une chemise bleue avec le symbole Superman, mais avec la lettre arabe «س», au lieu du latin «S» . et jeunerichealgérien absolument savoureux d’humour.


Il est à noter que tous travaillent sans aucun soutien de l’Etat ou de ses institutions.

La photographie, elle a fait une belle entrée dans la scène internationale .
Chaque photographe a son univers, mais chacun d’entre eux évoque la société dans laquelle il ou elle évolue. L’Algérie contemporaine y est présente avec sa beauté mais aussi ses blessures infligées par un système politique et économique figé, qui a vécu de la rente pétrolière sans se préoccuper de l’avenir de sa jeunesse, ajouté une mondialisation subie avec un capitalisme sauvage.
Le travail remarquable d’un Nadjib Bouznad avec ces ciels, sa lumière, son chaos politique comme le définit si justement l’écrivain Samir Toumi, mais aussi les nuits d’Oran de Nora Zaïr, les intérieurs raffinés de Lydia Chebbine, Mounir Gouri, Hakim Rezaoui, Jamila Loukil, Farouk Toumi avec la valorisation du patrimoine architecturale des villes algériennes.