TUNISIE
16/03/2019 15h:07 CET

Polémique autour du retrait de graffitis d'un pont de la capitale, la présidence du gouvernement réagit

Une partie des piliers du pont A1, transformés en vraie galerie de Street Art, ont été repeints en gris par le ministère de l'Équipement.

Les piliers du pont A1 de Tunis ont été transformés en une vraie galerie de Street Art. C’était un travail de plusieurs jours et une mobilisation de nombreux étudiants en beaux arts qui avaient dessiné des graffitis aux mille couleurs sur les bases du pont, visibles dans la vidéo en tête de l’article.

Seulement voilà, le ministère de l’Équipement, sans concertation avec le ministère des Affaires culturelles, a décidé d’en balayer une partie, repeignant de nombreux dessins en gris.

Sans surprise, beaucoup ont dénoncé cette décision qui pourrait être légalement justifiée, certes, mais qui n’aurait pas dû avoir lieu puisque les peintures étaient faites en collaboration avec le ministère des Affaires Culturelles, et qu’il s’agit de Street Art et non pas de simples graffitis.

Dans un commentaire Facebook, Corinne Grassi, photographe, se dit tout de même “contente d’avoir passé une demi-journée à tout photographier.”

Celle-ci a dédié une galerie de 164 photos à cette action, une galerie baptisée “Le pont aux pieds en couleurs”.

Cette photo de Corinne Grassi prise en 360° vous offrira une visite virtuelle des lieux, et vous donnera une idée sur la beauté des dessins.

 

Mais la consolation vient du ministère des Affaires culturelles qui, dans un communiqué rendu public, annonce qu’après entretien avec le chef du Gouvernement Youssef Chahed, il a été décidé de restaurer les dessins effacés.

Le ministère des Affaires culturelles explique qu’un budget exceptionnel sera alloué à cet effet, et que le travail sera fait en coordination avec le ministère de l’Equipement.

 

Selon le ministère, ce fonds permettra d’élargir ce genre de travaux artistiques à d’autres espaces, afin de donner plus de couleurs et de vie à la Capitale.

Face à l’indignation des internautes, le ministère de l’Équipement, à travers un communiqué, a expliqué que seuls les dessins ayant été recouverts d’affiches publicitaires et de tags contenant des injures et des grossièretés, ont été effacés.

“Ces tags et ces affiches représentent une forme de dégradation du bien public” ajoute le ministère.

 

Il exprime par ailleurs son soutien à tout travail artistique, encourageant la restauration des dessins, et appelant les citoyens à les préserver et ne pas les dégrader.

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