MAROC
09/02/2019 15h:15 CET

Polémique autour du nouveau centre de santé "Mellah" à Marrakech inauguré par le roi

Le ministère de la santé dément des informations contenues dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux.

AIC PRESS

DÉMENTI - Le ministère de la santé a démenti, ce samedi, les informations contenues dans une vidéo sur le nouveau centre de soins de santé primaire “Mellah” à Marrakech, et diffusées par certains médias électroniques et sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le département de Anass Doukkali affirme qu’il se réserve le droit de poursuivre en justice la personne qui a filmé cette vidéo.

Dans cette séquence diffusée jeudi 7 février, on entend l’homme qui filme prétendre que le centre de santé, inauguré mardi 5 février par le roi Mohammed VI, ne dispose pas de cadres médicaux et que les équipements biomédicaux et médicaments ont été transférés de ce centre vers une autre destination.

Faux, répond le ministère, qui a envoyé une équipe sur place pour enquêter sur cette affaire. Selon les résultats de cette enquête, le centre, qui a officiellement ouvert ses portes aux citoyens le 6 février, a permis à 150 patients de bénéficier de ses prestations le premier jour, et à 130 patients le deuxième jour.

“Tous les équipements biomédicaux et les médicaments n’ont jamais été transférés de ce centre contrairement à ce que prétend la personne qui a filmé cette vidéo”, affirme le ministère, précisant que la vidéo a été prise par une personne “connue pour ce genre d’agissements au niveau du quartier où se situe le centre”.

“Cet individu, qui a profité de l’inattention des agents de sécurité et de la fin de l’horaire administratif durant lequel les cadres médicaux et administratifs s’apprêtaient à quitter leur lieu de travail, était accompagné d’une citoyenne et l’a filmée dans une situation suggérant l’absence des cadres médicaux et administratifs tout en l’incitant à la protestation, et ce à environ 16h15 de la journée du jeudi 7 février”, détaille le ministère de la santé.

Qualifiant ces informations de “mensongères et erronées”, le ministère dénonce “vigoureusement” ce genre “d’agissements irresponsables”, affirmant qu’il se réserve le droit que lui garantit la loi de poursuivre en justice la personne qui a filmé cette vidéo.