TUNISIE
27/03/2019 17h:51 CET | Actualisé 27/03/2019 17h:55 CET

Près de la moitié des PME tunisiennes sont en difficulté, selon le secrétaire d’Etat Habib Dabbabi

La plupart des entreprises considèrent que le climat des affaires est toujours peu favorable à l’entrepreneuriat.

Zoubeir Souissi / Reuters

50% des PME tunisiennes sont en difficulté. C’est ce qu’a annoncé le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Industrie et des PME chargé des PME, Habib Dabbabi en marge de sa participation à un forum organisé par la section régionale de Sfax ,de l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE).

En 2018, une ligne de financement de 400 millions de dinars a été lancée pour soutenir les entreprises souffrant de difficultés financières, dont le nombre s’élève à plus de 600 PME.

Dabbabi a expliqué que cette ligne de financement permet aux entreprises concernées l’accès aux nouvelles technologies, au financement et aux nouveaux marchés, pour moderniser leurs activités. Une bouffée d’oxygène qui leur permettrait de franchir le cap et sortir de la crise.

Le secrétaire d’Etat a, par ailleurs, fait savoir que le ministère de l’Industrie et des PME, a pris d’autres mesures visant à coordonner l’action des différentes structures de soutien à l’investissement, à travers une Commission de soutien à l’investissement dans les régions qui regroupe toutes les parties prenantes et qui se réunit régulièrement, pour traiter les situations des entreprises en difficulté.

Il a fait savoir que l’orientation retenue par l’Etat, consiste à favoriser la formule du financement participatif pour atténuer les risques auxquels font face les entreprises et donner toutes les chances de réussite aux investissements.

De son côté, le président de l’Union régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat de Sfax, Anouar Triki a souligné l’importance de mettre en place des mesures préventives, en luttant contre la contrebande et en évitant d’alourdir les charges sociales et fiscales des entreprises.

D’après le président de l’Association tunisienne des investisseurs en capital (ATIC), Mohamed Salah Frad, 10 mille sociétés tunisiennes vivent des difficultés financières. 

Selon une enquête dévoilée en juillet 2018, 54% des PME tunisiennes actives dans le secteur de l’industrie pointent du doigt la fiscalité et jugent qu’elle freine leur développement. 

Près de 88% de parmi elles estiment que la nouvelle loi sur l’investissement n’a pas changé grand-chose pour l’écosystème entrepreneurial ni amélioré le climat des affaires en Tunisie.

La plupart des entreprises considèrent que le climat des affaires est toujours peu favorable à l’entrepreneuriat et qu’il faut améliorer l’infrastructure ainsi que les services d’appui et aller vers le digital pour éviter la lourdeur administrative, perçue comme l’un des plus grands handicaps pour le développement des affaires et le lancement rapide des projets d’investissement, en plus du problème de financement du fonds de roulement pour les nouveaux promoteurs. 

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