MAROC
16/10/2019 18h:23 CET

Plus de 8 tonnes de chira saisies depuis le 11 octobre

Aux ports de Casablanca et de Tanger-Med et au poste frontière terrestre de Guerguarate.

trafic de drogue

TRAFIC DE DROGUE - L’heure au bilan. C’est un total de 8,3 tonnes de chira qui ont été saisis par les services douaniers aux ports de Casablanca et de Tanger-Med, ainsi qu’au poste frontière terrestre de Guerguarate depuis le 11 octobre courant.

L’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) indique, dans un communiqué, avoir ainsi mis en échec des tentatives de trafic selon des modes opératoires développés ayant pour but de tromper la vigilance du service. Et de préciser que les services douaniers chargés du contrôle des exportations au port de Casablanca, en collaboration avec la brigade de lutte contre les stupéfiants et les services spécialisés de la Direction générale de sûreté nationale (DGSN) ont découvert, vendredi dernier, 142 kg de chira sous forme de plaquettes soigneusement dissimulées dans des cachettes aménagées en double paroi sous le plancher d’un container présenté vide à l’exportation à destination de l’Espagne.

Les services douaniers exerçant au poste frontière terrestre de Guerguarate ont, pour leur part, mis en échec, lundi dernier, une deuxième tentative d’exportation après avoir soumis un ensemble routier transportant une cargaison de pommes de terre à un contrôle par scanner. Ce dernier a révélé la présence de près de 6 tonnes de chira sous forme de tablettes cachées dans des ballots, poursuit la même source.

Même jour, autre saisie. Les services douaniers chargés du contrôle des exportations au port de Tanger-Med en collaboration avec la brigade de lutte contre les stupéfiants et les services de la DGSN ont saisi 2.200 kg de chira, notant que, suite à un contrôle par scanner et à une vérification physique très poussée, la drogue a été retrouvée dans les pneus de secours, le réservoir et le plancher d’une remorque à destination de l’Espagne, présentée vide à l’exportation.

Ces opérations, ajoute la même source, s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de l’ADII pour lutter contre le trafic illicite des stupéfiants, basée sur l’analyse du risque, le renseignement et le ciblage, explique l’ADII.

Le parquet a ordonné des compléments d’enquêtes qui ont été confiés à la police judiciaire, conclut le communiqué.