TUNISIE
09/05/2019 15h:19 CET | Actualisé 09/05/2019 18h:13 CET

Plongée au coeur de Tunis des années 90 et de sa Nouba avec le réalisateur Abdelhamid Bouchnak (INTERVIEW)

Interview avec le réalisateur de "Nouba", Abdelhamid Bouchnak

Facebook/Nessma

“Nouba” d’Abdelhamid Bouchnak est un feuilleton qui nous plonge dans les années 90. À cette époque, un genre musical et tout un univers sortaient de l’ombre, en l’occurrence, le mezoued et ses porte-étendards confinés dans les faubourgs de la Médina. 

Réalisateur de la série “Hadhoukom” et du film à succès “Dachra”, Abdelhamid Bouchnak se distingue encore une fois par une oeuvre novatrice interprétée avec brio par les acteurs Bilel Briki, Aziz Jebali, Amira Chebli, Héla Ayed, Chedli Arfaoui, Kafon, Bahri Rahali, Mhadheb Rmili, Marwen Ariane, Yasmine Dimassi, Jamila Chihi, Lassad Ben Abdellah, Hssine Mahnous, Mariem Ben Hassine, Chawki Bouglia, Riadh Aziz, Sondes Belhassen, Abdelkarim Bennani, Bilel Slatnia et tant d’autres. (Bande-annonce ci-dessous)

Alors qu’une polémique enfle après le mécontentement exprimé par le musicien Samir Agrebi concernant la référence au spectacle de la Nouba-spectacle de Fadhel Jaziri et Samir Agrebi- dans le feuilleton sans son autorisation, Abdelhamid Bouchnak tient à préciser que c’est un faux débat.

“Tout ceux qui regarderont le feuilleton se rendront bien compte qu’il s’agit d’une fiction. Quant à Samir Agrebi, c’est un artiste que je respecte mais il se trompe de cible”, affirme-t-il au HuffPost Tunisie. 

“Le terme ‘Nouba’ dépasse le spectacle de la Nouba réalisé en 1991. Il signifie être en transe. C’est tout cet univers que j’ai voulu explorer. En fait, je me suis  inspiré des coulisses du spectacle de la Nouba -auxquels j’ai assisté- pour créer une fiction autour de l’avant spectacle, pour dresser des portraits de gens de cette époque, des hommes et des femmes impressionnants, et pour raconter les rêves des uns et les trahisons des autres, etc”, a-t-il expliqué.  

Fasciné par cet univers, Bouchnak imagine et façonne ses personnages depuis des années. L’écriture a commencé dès 2005. “Au départ, j’ai pensé en faire un film”, confie-t-il. 

Entre les coups des malfrats, les pas de danse des femmes accompagnant le chant du Mezoued, l’humour des uns et la douleur des autres, le feuilleton est aussi une immersion dans une partie de la société longtemps marginalisée. “Dans cette oeuvre, j’ai mis beaucoup d’amour pour ces gens”, souligne Bouchnak. 

Diffusée sur la chaîne Nessma Tv durant le mois de ramadan, la saga de “Nouba” sera proposée aux téléspectateurs pendant 20 jours avant de revenir pour deux autres saisons, conclut Abdelhamid Bouchnak.

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