11/12/2018 15h:06 CET | Actualisé 11/12/2018 15h:08 CET

Mohammed Benchaâboun fait le point sur l'avancement de l'adoption du PLF 2019

Le ministre des Finances réaliste sur l'état des secteurs de la santé, l'emploi et l'éducation.

Getty Editorial

ECONOMIE - Mohamed Benchaâboun fait le point sur l’avancement de l’adoption du projet de loi de finances 2019. “Le gouvernement a interagi positivement avec les amendements apportés au PLF 2019 par les groupes et groupements de la Chambre des conseillers, aussi bien ceux de la majorité que de l’opposition”, a assuré lundi à Rabat le ministre de l’Économie et des Finances.

L’argentier du pays a relevé que sur un total de 219 amendements présentés, dont 217 au titre de la première partie du PLF, 156 ont été retirés (soit 72% du total) tandis que trente-trois ont été retenus. Ces amendements concernent entre autres l’exonération de la TVA avec une remise sur les médicaments, l’augmentation du montant des tickets restaurants délivrés par les employeurs ou encore le système ascendant dans l’application des taxes intérieures de consommation sur les boissons gazeuses et non gazeuses en fonction de la quantité de sucre contenu.

Santé, emploi et éducation passés au crible

“Notre capacité à redonner confiance au citoyen est le plus grand défi auquel fait face aujourd’hui la classe politique”, a-t-il tonné. Le ministre des finances assure qu’il est nécessaire de rehausser le discours politique afin de challenger l’efficacité des politiques publiques. Mohamed Benchaâboun a, par ailleurs, souligné que “l’élaboration d’un modèle de développement susceptible de répondre aux défis auxquels fait face le Royaume en termes de réduction des inégalités sociales, d’amélioration des services sociaux et d’emploi des jeunes nécessite de dresser un diagnostic objectif du modèle actuel en vue de constater ses lacunes”.

Le ministre a également assuré que les secteurs sociaux comme l’éducation, la santé, la protection sociale et l’emploi demeurent des priorités qui revêtent un caractère d’urgence.  

Il a notamment rappelé que le gouvernement de Saad Eddine El Othmani avait alloué une enveloppe de 68 milliards de dirhams au secteur de l’éducation afin d’améliorer la qualité de l’école publique. “La réforme de l’éducation reste tributaire de la l’amélioration de la gestion des ressources humaines, notamment en matière de recrutement contractuel et de gestion décentralisée”, a-t-il martelé.

“Le gouvernement accorde une importance tout aussi capitale à l’emploi, en particulier des jeunes diplômés”, a-t-il ajouté, considérant que le renforcement de l’employabilité des jeunes est intimement lié à la consolidation du système éducatif, particulièrement en matière d’intégration des jeunes sur le marché du travail. Le ministre des finances est aussi revenu sur l’échec de la stratégie de formation professionnelle assurant qu’elle avait “besoin d’être reformée”.  

Concernant la santé, Mohammed Benchaâboun a affirmé que le gouvernement est conscient des problèmes auxquels fait face le secteur, en particulier le volet relatif à sa gouvernance et à la répartition territoriale des ressources humaines. “L’exécutif se penche sur la question et accordera d’importantes ressources humaines au secteur de la santé”, a-t-il conclu.