ALGÉRIE
04/04/2015 06h:15 CET | Actualisé 04/04/2015 06h:19 CET

Pétrole : face à la chute des cours, les pays africains prônent une baisse de la production

DR

Les pays africains producteurs de pétrole ont appelé vendredi à Abidjan à une baisse globale de la production de l'or noir afin de stabiliser les cours sur le marché mondial, dont la chute impacte négativement leurs économies.

Au terme de deux jours de réunion, les ministres des 18 pays membres de l'Association des producteurs du pétrole africain (APPA) ont dans une déclaration finale soutenu la création d'une plateforme (...) afin de réduire la production pétrolière et de stabiliser le marché pétrolier.

Exprimant sa profonde préoccupation face à la chute des cours du pétrole brut, l'APPA a exhorté les pays membres à adhérer à cette initiative lancée par l'Angola et l'Algérie, respectivement deuxième et troisième producteur de pétrole en Afrique derrière le Nigeria.

"La chute des cours met à mal les économies des pays, avec des risques de crise sociale, si elle devait se poursuivre encore longtemps", a déclaré Ousmane Doukouré, un cadre du ministère ivoirien du Pétrole, qui a lu la déclaration finale.

"Les prix actuels sont injustes", a déploré le ministre libyen du Pétrole et du Gaz, Mashala Saïd, qui assure la présidence de l'APPA.

"Nous allons faire part à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), au Venezuela et à la Russie des effets néfastes de cette chute sur nos économies", a poursuivi M. Mashala.

Les pays membres de l'APPA ont ainsi insisté "sur la nécessité de stabiliser le marché pétrolier afin d'assurer des prix rémunérateurs aux producteurs et des prix équitables pour les consommateurs et l'économie mondiale", selon l'APS.

Ils ont également appelé l'ensemble des pays producteurs et des principaux pays consommateurs à "oeuvrer ensemble pour assurer un développement stable des flux énergétiques et ce faisant, créer les conditions d'une relance de l'économie mondiale"

Les cours du brut ont perdu près de 60% de leur valeur entre juin 2014 et février 2015, lestés par une surabondance de l'offre et une baisse de la demande.

La baisse des cours a été accentuée en novembre 2014 lorsque l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)a refusé de réduire son plafond de production pour soutenir les prix, désirant défendre ses parts du marché. Le prix du baril était inférieur à 50 dollars jeudi à la clôture sur le New York Marcantine Exchange (Nymex).

Ali Al-Naîmi, ministre saoudien du pétrole, avait déclaré que l'Opep "refuse d'assumer seuls la responsabilité, car elle n'assure que 30% de l'offre sur le marché. 70% restants étant hors-Opep. Il avait appelé les pays producteurs non membres de l'Opep à coopérer pour relancer les prix du brut.

Créé en 1987 à Lagos, l'APPA compte 18 pays membres, qui détiennent la quasi-totalité des réserves et de la production de pétrole et de gaz du continent.

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