ALGÉRIE
26/03/2019 13h:08 CET

Pétrole : l’EIA estime les réserves prouvées de l’Algérie à plus de 12 Mds de barils au début 2018

Louafi Larbi / Reuters

Dans une analyse consacrée au secteur de l’énergie algérien, l’agence américaine d’information en énergie (EIA), affirme que les réserves algériennes étaient les 12 milliards de barils, au début de 2018, L’agence US précise que toutes ces réserves sont situées en on shore étant donné que l’Algérie n’a pas encore entamé l’exploitation de son potentiel offshore, ce qui laisse suggérer que les réserves pétrolières du pays sont beaucoup plus importantes que les estimations mentionnées.

Dans son rapport, L’EIA rappelle que l’Algérie “disposerait de ressources importantes de pétrole de schiste et de gaz naturel” tout en regrettant que “peu de progrès ont été accomplis dans la mise en valeur” de ce potentiel.

Dans son rapport l’agence américaine de l’énergie note que le pays peut augmenter la production des gisements en exploitation, mais pour cela il doit consentir à des investissements importants pour éviter le déclin de sa production. “Sans investissement supplémentaire en amont, le taux de déclin devrait augmenter, entraînant une baisse de la production”, indique l’EIA, relevant que le pétrole produit en Algérie est un brut léger de haute qualité à teneur réduite en soufre.

Pour le gaz naturel, l’agence américaine soutient que l’exploitation des vastes ressources de schiste du pays “se heurte à de nombreux obstacles”, notamment l’emplacement éloigné des gisements, le manque d’infrastructures comme les routes et les pipelines et la disponibilité de l’eau. Selon une étude financée par l’EIA, rendue publique en 2013, l’Algérie détient les troisièmes plus grandes réserves de schiste au monde juste après la Chine et l’Argentine.

L’EIA avait, alors, estimé ces réserves à 707 trillions de pieds cubes. Par ailleurs, l’EIA estime que les projets gaziers initiés par l’entreprise nationale Sonatrach dans le sud-ouest sont d’une importance capitale pour le pays car ils devraient maintenir ses capacités en termes d’exportation et aussi de satisfaction de la demande interne.