TUNISIE
28/06/2018 11h:23 CET

Petrofac s'apprête à quitter la Tunisie en cédant ses parts à Perenco

Depuis la révolution, la compagnie pétrolière britannique avait menacé de nombreuses fois de vendre ses parts et de quitter le pays

FETHI BELAID via Getty Images

Le groupe pétrolier Petrofac a annoncé jeudi avoir vendu la totalité de ses parts, soit 45%, de la concession de Chargui en Tunisie au groupe Perenco.

Selon un communiqué publié jeudi sur son site internet, Petrofac affirme que les emplois ne seront pas touchés puisqu’ils seront inclus dans la transaction avec Perenco.

Affirmant faire un “léger gain” sur la transaction, celle-ci se fera d’ici la fin de l’année annonce la société britannique.

“Cette transaction démontre que nous réalisons notre stratégie façon claire en nous concentrant sur ce qui est essentiel, en réduisant  l’intensité du capital” a affirmé Alastair Cochran, directeur financier à Petrofac.

Perenco est quant à elle une compagnie pétrolière franco-britannique présente en Tunisie depuis 2002 et opère dans les concessions de gaz d’El Franig (gouvernorat de Kébili) dont elle détient 50% des parts, de Baguel (gouvernorat de Kébili) et de Tarfa.

Un départ prévisible?

Depuis 2012, la compagnie pétrolière britannique avait menacé de nombreuses fois de vendre ses parts et de quitter le pays avec un pic en 2016, sur fond de crise sociale à Kekennah. 

Elle avait annoncé fin 2016 l’arrêt de ses activités à l’île de Kerkennah (gouvernorat de Sfax) à cause de la reprise des protestations et le blocage d’évacuation des marchandises par les protestataires avant que celles-ci ne reprennent progressivement.

Idem en avril 2016, où la situation sociale tendue a mené à un sit-in observé par les habitants de la région devant le siège de la compagnie à Kerkennah. Selon Imed Derouich, directeur de Petrofac, ce sit-in observé pendant 78 jours a causé un manque à gagner de 30 millions de dollars à sa société.

Pire, selon Abdelaziz Jaziri, avocat de la société, le forage de deux nouveaux puits de pétroles sur l’île de Kerkennah avaient été abandonnés suite aux mouvement sociaux. Ces deux forages devaient créer 1000 nouveaux emplois selon la société.

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