MAROC
29/06/2018 11h:01 CET

Pendant la fusillade dans les locaux du "Capital Gazette", les journalistes ont continué à travailler

Jeudi 28 juin, un tireur a ouvert le feu dans cette rédaction du Maryland. Un premier bilan fait état d'au moins 5 morts.

ÉTATS-UNIS - Ils n’ont jamais cessé de travailler. Ce jeudi 28 juin, une fusillade a éclaté dans les locaux du Capital Gazette, un journal situé à Annapolis, dans le Maryland, aux États-Unis. Version locale du célèbre Baltimore Sun, la publication a continué de travailler, alors que de dramatiques événements se déroulaient en ses murs.

En effet, selon un premier bilan livré par les autorités, au moins cinq personnes ont trouvé la mort dans la fusillade. La police a arrêté un suspect, un jeune homme d’une vingtaine d’années, et l’interrogeait dans les minutes qui ont suivi la fusillade.

CAPTURE DECRAN CAPITAL GAZETTE

Et les journalistes ont également, personnellement, continué à livrer des informations sur les événements, alors même qu’ils se déroulaient sous leurs yeux. L’un d’entre eux, Phil Davis, reporter spécialisé dans le suivi des affaires de justice et des faits divers, a même raconté sur Twitter, quelques instants après les faits, ce qu’il venait de se passer dans les locaux du journal. “Il n’y a rien de plus terrifiant que d’entendre plusieurs personnes se faire tirer dessus alors que l’on est caché sous son bureau et que l’on entend le tireur recharger son arme”, a-t-il par exemple relaté.

“Le tireur a tiré au travers de la porte vitrée à l’entrée des bureaux et a ouvert le feu sur plusieurs employés. Je ne peux pas en dire plus et je ne veux surtout pas annoncer de mort à tort, mais c’est grave”, a-t-il ajouté dans un autre tweet. Le journaliste a finalement pu être secouru, et ne s’est mis à tweeter qu’une fois qu’il était pris en charge par la police.

Un autre homme présent sur place a également tweeté au cours des événements: Anthony Messenger, un stagiaire présent dans la rédaction pour l’été, au service des faits divers. Terrifiant, son message a été largement relayé sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes craignant pour son état de santé.

Dans les heures qui ont suivi la fusillade, des nouvelles ont toutefois commencé à arriver, rassurant quant à l’état de santé de ces journalistes.

Cet article a initialement été publié sur le HuffPost France.