MAROC
28/11/2018 15h:44 CET

Pays-Bas: Les Hollandais d'origine marocaine se marient de plus en plus tard selon une étude

Les Hollandais d'origine marocaine qui se marient entre eux divorcent moins que les couples mixtes.

Michael Weidemann / EyeEm via Getty Images

PAYS-BAS - Les Marocains des Pays-Bas se marient de plus en plus tard. C’est ce que révèle une étude publiée par le Bureau central de la statistique néerlandaise.

Dans cette enquête réalisée sur la communauté marocaine et turque de “seconde génération” (définie comme ayant au moins un parent né en dehors des Pays-Bas), le bureau d’étude constate un recul de l’âge du mariage des personnes nées en 1990 par rapport à celles nées en 1980. 

Si l’étude affirme que les personnes d’origine marocaine ou turque sont plus nombreuses à se marier que leurs compatriotes nés de parents hollandais, le nombre de personnes de ces communautés mariées à l’âge de 21 ans a été divisé par deux.

Ainsi parmi les Néerlandais d’origine marocaine, moins de 20% d’entre eux, nés en 1980, étaient mariés à 21 ans. Leurs benjamins nés en 1990 sont moins de 10% à s’être mis la bague au doigt à ce même âge.

Un recul de l’âge du mariage que l’on retrouve aussi chez ceux mariés à 26 ans. Si 39% des Néerlandais d’origine marocaine nés en 1980 étaient mariés à 26 ans, ce n’est le cas “que” de 30% de ceux nés en 1990.

Centraal Bureau voor de Statistiek

Maman de plus en plus tard

Des chiffres qui expliquent également le recul de l’âge de la première grossesse des jeunes mères. Comme l’explique le Bureau central de la statistique néerlandaise, parmi les femmes d’origine marocaine nées en 1980, 12% étaient mères à 21 ans. Pour leur compatriotes néerlando-marocaines nées en 1990, seules environ 5% sont mères à ce même âge, rendant le taux de natalité auprès de cette population équivalent à celui de leurs compatriotes d’origine turque et les Néerlandais dont les parents ne sont pas issus de l’immigration.

À 26 ans, 30% des Néerlandaises d’origine marocaine sont mères, contre plus de 40% de celles nées en 1980, soit une légère baisse par rapport aux Hollandaises d’origine turque pour lesquelles le chiffre est passé de 50% des femmes nées en 1980 à 28% parmi celles nées en 1990.

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Mariages intercommunautaires

Les immigrés de la seconde génération sont par ailleurs plus susceptibles d’épouser des personnes issues de la même communauté, explique l’étude. Ainsi, les personnes nées en 1980 étaient 70% à épouser des Hollandais de la première génération d’immigrés, c’est-à-dire nés dans le pays d’origine de leurs parents.

Des chiffres qui ont drastiquement baissé auprès de ceux nés en 1990 qui ne sont que 29% à épouser des ressortissants marocains contre 59% à choisir des partenaires issus, comme eux, de la seconde génération d’immigrés. Seulement 5,9% d’entre eux épousent des personnes d’origine néerlandaise.

Les couples non-mixtes sont par ailleurs parmi ceux les moins touchés par le divorce, plus de 70% d’entre eux survivant à 10 ans de mariage, comme le révèle une seconde enquête du bureau. Seuls un peu plus de 40% des couples où l’époux est marocain et la femme hollandaise survivent à plus de 10 ans de mariage, contre environ 55% de ceux où l’époux est hollandais et la femme d’origine marocaine.

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