TUNISIE
22/10/2018 17h:40 CET

“Pas de fusion en perspective entre les blocs de la Coalition nationale et d’Al-Horra” , révèle le député Mustapha Ben Ahmed

Les deux blocs ont toutefois convenu de coordonner leurs orientations et d’unifier leurs positions au sein du parlement

Barcroft Media via Getty Images

“Il n’y aura pas de fusion entre le bloc de la Coalition nationale et celui d’Al-Horra du mouvement Machrou Tounes”, a affirmé lundi le député Mustapha Ben Ahmed, président du bloc parlementaire de la Coalition nationale.

Toutefois, les deux blocs ont convenu de coordonner leurs orientations de vote au sujet des projets de loi et d’unifier leurs positions au sein du parlement, particulièrement en ce qui concerne les candidatures aux instances constitutionnelles, a-t-il précisé à l’agence TAP.

“Cette coordination parlementaire avec le bloc Al-Horra est un premier pas vers l’unification des forces centristes qui pourrait être suivi par d’autres pas plus larges et plus grands ”, a-t-il souligné.

Créé le 7 septembre dernier, le bloc Coalition nationale regroupe 39 députés, a-t-il rappelé, faisant remarquer que ce nombre est susceptible d’augmenter sur la base des concertations engagées avec environ 20 députés du bloc du mouvement Nidaa Tounes.

Le bloc parlementaire de la Coalition nationale avait appelé, dimanche, à reconstruire le mouvement centriste dans le but de rééquilibrer le paysage politique.

Cette ” reconstruction ” se fera en collaboration avec ” les différentes forces réformistes ”, a-t-il indiqué dans une déclaration publiée au terme d’une réunion tenue dans le cadre des journées parlementaires du bloc, organisées les 20 et 21 octobre à Sousse.

Le groupe a, par ailleurs, rappelé sa position de principe concernant la nécessité de lever tous les obstacles qui empêchent le parachèvement de l’élection des membres de la Cour constitutionnelle et la résolution de la crise de l’Instance supérieure indépendante pour les élections.

Dans une interview accordée le vendredi 19 octobre 2018 au journal Al Maghreb, le président de Machrou Tounes, Mohsen Marzouk a défendu bec et ongles Chahed et son gouvernement en déclarant que la crise politique actuelle est la “résultante des tiraillements au sein du parti au pouvoir et n’a aucun lien avec l’échec ou la réussite du gouvernement actuel”. 

Il n’a cessé de souligner la nécessité d’opérer un remaniement ministériel tout en gardant le Chef du gouvernement Youssef Chahed. 

Pour Marzouk, le temps est venu pour former un projet politique qui regroupe les bons éléments du Nidaa “historique”. 

 

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