MAROC
22/04/2018 12h:26 CET

Parti de l'Istiqlal: Chiba Maalainine nouveau président du conseil national

Pour les cinq candidats qui s’étaient portés volontaires, l’unanimité de leur élection a été, semble-t-il, impossible.

Istiqlalinfo

ELECTION -  Contre toute attente, aucun des cinq candidats annoncés par le comité exécutif du parti de l’Istiqlal (PI) à la présidence du conseil national n’a été élu à ce poste. Hier, à l’occasion de la tenue de sa première session ordinaire au stade Moulay Abdellah à Rabat, après le 17e congrès national du PI, le conseil national a désigné Chiba Maalainine à sa tête. Une élection ”à l’unanimité”, souligne le parti sur son site, ajoutant que le nouveau président s’est dit “fier de la confiance que lui ont accordée les membres du conseil national”. Chiba Maalainine, membre du comité exécutif du parti, s’est dit également conscient de “la grande responsabilité” dont il s’acquitte au sein du parti, promettant de “l’assumer en toute fidélité”. 

“Une grande responsabilité” à laquelle ne s’attendait pas l’heureux élu. D’après nos confrères de Goud.ma, Chiba Maalainine “ignorait même qu’il était candidat à ce poste”. Il aurait appris la bonne nouvelle à son retour du déjeuner. 

Toujours selon nos confrères, à l’origine de cette élection, la volonté du PI de tourner définitivement la page Hamid Chabat et d’écarter tous ceux qui, de près ou de loin, ont été “ses alliés”. Le comité exécutif aurait ainsi confié au député maire de Laâyoune, Moulay Hamdi Ould Errachid, un de ses membres les plus anciens et les plus influents, de désigner un candidat “adéquat” au poste. Chiba Maalainine répondait donc aux critères.

Pour les cinq candidats qui s’étaient portés volontaires, l’unanimité de leur élection a été, semble-t-il, impossible au sein du conseil national. Rahal Makkaoui, l’un deux, aurait quitté la salle dès l’annonce du nom du nouveau président du parlement du PI. 

D’une surprise à une autre, le parti de la Balance a aussi annoncé, hier, qu’il se rangeait du côté de l’opposition. Pour le secrétaire général du parti, Nizar Baraka, il s’agit de “la place naturelle du parti au sein du paysage politique”. Et de préciser la volonté du PI d’adopter “une opposition nationaliste, face à l’infiltration des tendances libérales déséquilibrées dans les structures de l’économie nationale, à la dilapidation du temps et des opportunités de réforme par le gouvernement, en présence de multiples défis”. 

Le parti s’était montré critique à plusieurs occasions. La plus récente, il y a à peine quelques jours, le 17 avril, a été l’avis émis par l’Alliance des économistes istiqlaliens (AEI). Cette dernière a remis en question le plan de relance de l’emploi, estimant que le gouvernement se montrait plus ambitieux que les moyens dont il dispose réellement.