TUNISIE
03/10/2019 12h:16 CET

Paracétamol, ibuprofène, aspirine... Les pires erreurs dans la prise de ces médicaments

Mal utilisés, les médicaments contenant du paracétamol ainsi que certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent entraîner de graves risques pour la santé.

Godong via Getty Images
L’ANSM a annoncé cet été la mise en place d’un avertissement “surdosage = danger” sur les boîtes de paracétamol. (Photo by: Godong/Universal Images Group via Getty Images)

SANTÉ - Mal utilisés, les médicaments contenant du paracétamol ainsi que certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent entraîner de graves risques pour la santé. C’est ce qui ressort de l’Agence du médicament (ANSM) française, qui a décidé à partir de janvier 2020 de ne plus vendre ces produits en libre service.

La prise de paracétamol qui peut sembler anodine, peut entraîner de graves troubles du foie voire être mortelle dans certains cas.

Prise en trop grande quantité du paracétamol ou en association avec d’autres substances

Pris en trop grande quantité, le paracétamol est en effet toxique pour le foie. “Utilisé à bon escient, le paracétamol est un médicament sûr et efficace”, assurait auprès de l’AFP, en juillet, l’Agence du médicament. Mais sa “mauvaise utilisation (...) est la première cause de greffe hépatique d’origine médicamenteuse en France.”

C’est pourquoi l’ANSM a annoncé cet été la mise en place d’un avertissement “surdosage = danger” sur les boîtes de paracétamol. 

La dose maximale est de 3 grammes en 24 heures (chaque prise étant espacée d’au moins six heures). Et la durée du traitement ne doit pas dépasser “3 jours en cas de fièvre, 5 jours en cas de douleur, en l’absence d’ordonnance”, selon l’ANSM.

Les personnes de moins de 50kg ou souffrant de troubles hépatiques, rénaux ou d’alcoolisme chronique, doivent demander l’avis d’un médecin.

L’association du paracétamol avec d’autres substances présente aussi des risques. 

François Chast, président honoraire de l’Académie de pharmacie, explique par exemple auprès du Figaro qu’il faut éviter de prendre du paracétamol quand on a la gueule de bois... “Outre le risque de surdosage, il faut faire attention au mélange avec l’alcool, qui est déjà toxique pour le foie”, souligne-t-il.

L’ibuprofène pendant la grossesse ou en cas de varicelle

Les AINS, de leur côté “sont notamment susceptibles d’être à l’origine de complications rénales, de complications infectieuses graves et sont toxiques pour le fœtus en cas d’exposition à partir du début du sixième mois de grossesse”, selon l’ANSM.

L’ibuprofène, notamment, mais aussi l’aspirine, ne sont pas sans danger pour les femmes enceintes. Ils peuvent être toxiques pour le fœtus mais aussi entraîner un risque de complications rénales ou cardio-pulmonaires, qui pourraient provoquer une mort fœtale.

Les AINS doivent aussi être évités en cas de varicelle chez l’enfant, et le paracétamol privilégié. L’ANSM affirmait ainsi en avril que la prise d’AINS peut entraîner des destructions bactériennes cutanées graves pendant la varicelle. 

En 2016, l’état d’un petit garçon anglais nommé Lewis Lyons avait beaucoup fait parler. Du Nurofen (anti-inflammatoire stéroïdien à base d’ibuprofène) lui avait été prescrit et son état avait empiré au point d’être hospitalisé à cause d’une septicémie, une infection du sang pouvant être mortelle.

L’aspirine, même à faible dose

L’aspirine, de son côté, fluidifie le sang. Même à faible dose, elle peut entraîner un risque de saignements internes. La prise quotidienne en prévention de crise cardiaque ou AVC n’est pas non plus sans danger. Cette pratique est courante aux États-Unis, pourtant, selon une étude publiée en janvier 2019, un seul problème cardiovasculaire serait évité en cinq ans, sur 265 personnes traitées. Alors qu’un patient sur 210 pourra souffrir d’une hémorragie grave.

Le magazine 60 millions de consommateurs rappelait en avril 2018 dans quel ordre il fallait privilégier ces trois grandes catégories d’anti-douleur: 

  1. Le paracétamol arrive en première place, “il est de loin celui qui présente le meilleur rapport bénéfice/risque”, rappelle 60 millions de consommateurs.

  2. L’ibuprofène doit toujours venir en deuxième choix.

  3. Enfin, l’aspirine arrive en troisième place à cause d’un rapport bénéfice/risque jugé défavorable en automédication.

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