TUNISIE
18/09/2018 17h:57 CET

Par rapport au premier semestre de 2017: Le nombre de meurtres a augmenté de 46% durant le premier semestre de 2018

Par contre, contrairement à ce que l'on croit, le nombre de braquages a baissé.

seksan Mongkhonkhamsao via Getty Images

Durant le premier semestre de l’année 2018, le taux de criminalité a augmenté de 20,9% a annoncé le porte-parole de la direction générale de la sureté nationale Walid Hakima sur les ondes d’Express FM.

“Nous avons en 2018 106.000 affaires contre 88.000 durant les 6 premiers mois de l’année 2017” a-t-il avancé.

Cependant face à ces chiffres en hausse, Walid Hakima a tenu à rassurer. En effet, selon lui sur les 106.000 affaires, le ministère de l’Intérieur a réussi à transférer à la justice 86.000, soit un taux de réussite de 80,5%.

Entrant dans les détails des crimes, le porte-parole de la direction générale de la sureté nationale affirme que le nombre de braquage a baissé de 7,2% durant les 6 premiers de 2018 en comparaison au premier semestre de l’année 2017, passant ainsi de 2941 à 2729 affaires: “Quand on parle de l’augmentation du nombre de braquages, c’est donc une impression et pas une réalité” a-t-il expliqué.

“Par contre, concernant les crimes de meurtres, ils ont augmentés de 46%” a-t-il indiqué ajoutant que “les actes de violences ont augmenté de 12,3%”.

 

Selon lui, cela fait plus d’un an que le ministère de l’Intérieur a tiré la sonnette d’alarme à ce sujet: “Le taux de violence a augmenté d’une façon exponentielle. On le voit tout les jours sur le terrain”.

Ce phénomène de violence explique selon lui que les crimes de meurtres augmentent: “Ils sont devenus d’une atrocité violente. La société tunisienne est devenue violente et cela se répand encore plus. Or la violence engendre le meurtre”. 

“Le ministère de l’Intérieur n’est pas seul responsable de ces phénomènes. C’est un travail collectif qui doit être fait” a affirmé Walid Hakima, appelant les sociologues a se pencher sur la question afin d’expliquer ces phénomènes et de pouvoir, avec l’ensemble de la société y trouver des remèdes.

Seulement 10% des tunisiens qui sont en prison le sont pour des meurtres alors que près de 70% le sont pour des affaires de vols et de vente ou consommation de stupéfiants a pour sa part affirmé Sami Kallel, expert auprès de l’Institut Tunisien des Études Stratégiques.

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