MAROC
02/10/2018 18h:41 CET

La DGAPR dément toute épidémie de tuberculose dans la prison de Oukacha

"Seulement" 10 cas sur plus de 8000 détenus.

AFP Contributor via Getty Images

DÉMENTI - “Il n’y a pas de recrudescence des cas de tuberculose enregistrés à la prison de Aïn Sebaâ”. La Délégation générale à l’Administration pénitentiaire et à la Réinsertion (DGAPR) dément ainsi des informations relayées par des journaux et des sites électroniques faisant état d’une augmentation de cette maladie contagieuse parmi les détenus de cette prison. “C’est une information infondée. Le nombre des détenus atteints de tuberculose se limite à 10 sur plus de 8.000 pensionnaires”, souligne la DGAPR dans un communiqué. 

Elle précise, par le même biais, que les tuberculeux sont soumis à l’isolement comme l’impose la prévention de toute contagion que pourrait causer cette maladie infectieuse. “Leur suivi médical et médication sont également assurés”, affirme la DGAPR.  Et d’ajouter que des campagnes visant la sensibilisation et le dépistage de maladies contagieuses, dont la tuberculose, le sida et l’hépatite  sont menées “d’une façon permanente” par la délégation et ses partenaires, à savoir le ministère de la Santé et les associations actives dans le domaine.

Ce n’est pas la première fois que la DGAPR se défend de toute négligence médicale. Au mois de janvier, l’administration pénitentiaire réagissait à une information relayée par certains médias liant “l’augmentation de la mortalité au sein des établissements pénitentiaires à de la négligence médicale”.

La DGAPR avait alors souligné que “le suivi médical est assuré à tout détenu qui en a besoin”. Le taux de mortalité, avait-elle précisé, était de 2 décès sur mille détenus en 2017. Ce qui, avait-elle souligné, représente un taux beaucoup moins important par rapport à celui enregistré en dehors des prisons, soit 5,6 décès sur 1000 habitants.

Sur la mortalité dans les prisons, la DGAPR avait aussi précisé que 77% de ces décès ont eu lieu dans les hôpitaux publics et 7% alors que les détenus étaient en route vers un hôpital. Les décès survenus dans les unités médicales des prisons avaient, eux, atteint  8,5%.