MAROC
11/11/2015 11h:27 CET | Actualisé 11/11/2015 11h:30 CET

L'Organisation marocaine des droits humains soutient les recommandations du CNDH concernant la parité

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Parité: L'Organisation marocaine des droits humains prend position

PARITÉ - Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) peut compter sur le soutien de l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH). Dans un communiqué publié le 9 novembre, dans lequel elle revient sur différentes polémiques comme l’officialisation de la langue amazighe, les marches pacifiques contre Amendis ou les cas de torture au Maroc, l’OMDH indique "soutenir le rapport du CNDH sur l’égalité et la parité basé sur les normes internationales des droits de l’Homme".

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Posted by Organisation Marocaine Des Droits Humains OMDH on Monday, November 9, 2015

Contacté par le HuffPost Maroc, Mohamed Nachnach, ex président de l’OMDH et membre du conseil national de l’organisation, affirme que "les recommandations du CNDH découlent de la Constitution de 2011" qui précise dans son 19ème article que "l’homme et la femme jouissent, à égalité, des droits et libertés à caractère civil, politique, économique, social, culturel et environnemental".

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Si le communiqué appelle à "la mise en oeuvre des recommandations qui découlent du rapport du CNDH sans aucune sélectivité", il reste plus prudent sur l’égalité successorale à laquelle a appelé l’institution présidée par Driss El Yazami. "La question de l’égalité de l’héritage est plus complexe, parce qu’elle nécessite des études qui impliquent des théologiens, sociologues, parlementaires et partis politiques", nuance-t-il.

Pour rappel, le CNDH avait appelé dans son dernier rapport, publié le 20 octobre dernier, à l’amendement du Code de la famille "de manière à accorder aux femmes les mêmes droits dans la formation du mariage, dans sa dissolution et dans les relations avec les enfants et en matière successorale". Une recommandation qui avait provoqué l’ire de plusieurs politiques et hommes de religion. Parmi eux, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane qui avait invité "El Yazami à retirer ses propos et à s’excuser".

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