ALGÉRIE
22/05/2018 02h:17 CET

Nouvelles sanctions américaines après la réélection de Maduro

Carlos Garcia Rawlins / Reuters

Les États-Unis ont infligé lundi de nouvelles sanctions financières au Venezuela, au lendemain de la réélection du président Nicolas Maduro jusqu’en 2025, qui renforce l’isolement international de ce pays en crise.

Le président américain Donald Trump a signé un décret, dont la portée était dans un premier temps difficile à évaluer, visant à réduire la capacité du régime de Caracas à vendre ses actifs. Son vice-président, Mike Pence, a qualifié le scrutin de “farce”.

En revanche, le président russe Vladimir Poutine a félicité M. Maduro, lui souhaitant “une bonne santé et le succès dans la résolution des défis sociaux et économiques auxquels fait face le pays”. Cuba a également applaudi la “large victoire” du dirigeant vénézuélien, l’assurant de son soutien.

″On a encore gagné !”

M. Maduro s’est réjoui, lui, d’un “record historique” dimanche assurant à ses sympathisants: “jamais auparavant un candidat présidentiel n’avait gagné avec 68 % des voix du peuple, et jamais auparavant il n’avait 47 points d’avance sur le second candidat”.

«On a encore gagné ! Nous avons encore triomphé ! Nous sommes la force de l’histoire transformée en une victoire populaire permanente”, a ajouté le président qui doit débuter son nouveau mandat de six ans en janvier 2019 et a promis de travailler au redressement de l’économie.

Après les résultats, des concerts de casseroles résonnaient dans les quartiers de Caracas bastions de l’opposition.

Les résultats annoncés ont été rejetés par le Chili, le Panama, le Costa Rica tout comme par le Groupe de Lima, une alliance de pays d’Amérique et des Caraïbes qui comprend l’Argentine, le Brésil, le Canada, la Colombie et le Mexique.

Les 14 pays du Groupe de Lima ont annoncé lundi le rappel de leurs ambassadeurs du Venezuela au lendemain de ce scrutin et vont «coordonner des actions pour que les organismes financiers internationaux et régionaux n’octroient plus de prêts au gouvernement du Venezuela».

En marge du de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 lundi à Buenos Aires les États-Unis, l’Argentine, l’Australie, le Canada, le Chili et le Mexique ont condamné la réélection de Nicolas Maduro.

Madrid va étudier avec l’UE des “mesures opportunes” et “continuer de travailler pour soulager les souffrances des Vénézuéliens”.

La quasi-totalité des responsables gouvernementaux, y compris M. Maduro, sont visés par des sanctions de l’UE ou de Washington.

Les États-Unis, qui achètent un tiers du brut vénézuélien, ont menacé d’un embargo pétrolier et interdisent à leurs citoyens toute transaction sur la dette vénézuélienne. En novembre 2017, le Venezuela et sa compagnie pétrolière nationale PDVSA ont été déclarés en défaut partiel par plusieurs agences de notation.