TUNISIE
23/11/2018 11h:52 CET | Actualisé 23/11/2018 12h:08 CET

Non, Béji Caid Essebsi n'a pas invité Mohamed Ben Salmane en Tunisie: Saida Garrache explique

L'annonce de sa venue avait provoqué un tollé.

Une information selon laquelle le prince hériter saoudien, Mohamed Ben Salmane serait prochainement en visite en Tunisie à la demande de Béji Caid Essebsi, a largement fait le tour des réseaux sociaux jeudi.

Invitée de la matinale de Shems FM, la porte-parole de la présidence de la République, Saida Garrache, a expliqué que la visite de Mohamed Ben Salmane en Tunisie aura bien lieu, mais que celle-ci s’inscrit dans le cadre de sa participation au sommet du G20 les 30 novembre 2018 et 1er décembre 2018 à Buenos Aires en Argentine.

Durant sa tournée, Ben Salmane rendra visite à une dizaine de pays.

Saida Garrache affirme qu’il n’y a pas eu de demande de la part de Béji Caid Essebsi, et que la Tunisie reste sur sa position initiale, qu’elle condamne “l’assassinat atroce” de Jamal Khashoggi, et qu’elle réclame la vérité à ce sujet.

“La position de la Tunisie a été claire, et a été exprimée par le président et par le ministre des Affaires étrangères, mais cela ne doit pas devenir un moyen de pression sur l’Arabie Saoudite, et toucher à sa stabilité” a-t-elle déclaré.

Selon un communiqué émis par le pouvoir royal et publié par l’agence de presse saoudienne, Mohamed Ben Salmane visitera ces pays en réponse à “des invitations reçues de la part de Sa Majesté, Excellences et Altesses”, et ce en référence aux dirigeants des pays hôtes.

Les réactions et les commentaires étaient divers et variés, et les Tunisiens n’y sont pas allé de main morte sur cette visite.

Les critiques ont également été dirigées par certains vers le président Béji Caid Essebsi, qui le blâment de recevoir “un criminel” également responsable du “massacre au Yémen”.

“Pourvu qu’il n’apporte pas sa scie avec lui!”

 

L’Allemagne, rejointe par le Danemark ont récemment annoncé la suspension de leur ventes d’armes à l’Arabie Saoudite, suite à l’affaire Khashoggi, et probablement à cause de la pression médiatique exercée suite à la publication d’images d’enfants mourant de faim au Yémen, et l’implication de l’Arabie Saoudite dans cette guerre.

Le 15 novembre dernier, plus d’un mois après le meurtre de Jamal Khashoggi, le procureur général saoudien a requis la peine de mort contre cinq hommes soupçonnés d’avoir participé à l’assassinat. Selon le porte-parole du procureur général saoudien, le prince hériter n’avait aucune connaissance de cette affaire.

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