MAROC
01/02/2016 09h:53 CET | Actualisé 01/02/2016 10h:06 CET

Le nombre de mineurs marocains non accompagnés augmente à Sebta et Melilla

DR
Le nombre de mineurs marocains non accompagnés augmente à Sebta et Melilla

IMMIGRATION - Les enclaves espagnoles font face à une recrudescence du nombre de mineurs non accompagnés tentant de se rendre en Europe. C'est ce qu'a déclaré le ministre des affaires étrangères espagnol José Manuel García-Margallo à la presse ibérique.

Ces mineurs, en grande majorité marocains selon M. Garcia-Margallo, refusent d'être aidés par les autorités espagnoles et préfèrent vivre dans les rues de Sebta et Melilla en espérant pouvoir rejoindre clandestinement l'Europe en se cachant dans des bateaux.

LIRE AUSSI:Maroc et Suède s'accordent sur le sort des mineurs marocains sans papiers

Le ministre a parlé d'un problème "urgent", et a affirmé vouloir trouver une solution commune avec les autorités marocaines afin de tenter de remédier à ce problème. Un problème déjà soulevé par le président de Melilla, Juan José Imbroda, qui avait déclaré récemment que la ville était "débordée" par ces mineurs dont le nombre est passé de 200 à 320 en une année, soit une augmentation de 60%.

José Manuel García-Margallo a déclaré que l'Espagne pouvait faire bouger les choses à ce sujet puisqu'elle siège au Conseil des ministres des Affaires étrangères, de la Justice de l'Union européenne et qu'elle était très proche d'obtenir "une régulation européenne commune à propos de l'asile et de l'immigration".

Le phénomène de l'émigration des mineurs marocains non accompagnés n'est pas nouveau. En 2005, l'UNICEF estimait que 4400 mineurs marocains vivaient seuls en Espagne. L'organisation estimait à l'époque que ce phénomène était provoqué par plusieurs facteurs.

Tout d'abord l'exode rural vers les grandes villes marocaines qui risquait de faire grandir le nombre d'enfants socialement exclus. La fermeture des frontières autour de la méditerranée était également mise en cause, car cette dernière risquait de favoriser la traite d'êtres humains. Enfin, la demande de main-d-oeuvre bon marché en Europe.

L'agence de coordination européenne policière Europol a récemment tiré la sonnette d'alarme en affirmant que 10.000 migrants mineurs non accompagnés étaient portés disparus en Europe, craignant que nombre d'entre eux soient exploités, notamment sexuellement.

LIRE AUSSI:L'Autriche fait passer le Maroc sur sa liste des pays sûrs

Galerie photo Une journaliste hongroise donne des coups à des migrants Voyez les images