TUNISIE
31/07/2018 11h:34 CET

Fairground Festival-Niki Sadeki: L'Irano-Canadienne vous raconte sa musique

"Je reviendrai sans aucune hésitation en Tunisie".

Fairground Festival

Au Fairground Festival, on a retrouvé la djette Niki Sadeki, qui a survolé l’Atlantique pour venir partager sa musique avec le public tunisien. 

Originaire d’Iran, Niki Sadeki déménage avec sa famille au Canada, il y a de cela 15 ans. Elle n’a aucun souci à s’intégrer dans son nouvel environnement.“Le style de vie occidental a toujours été présent dans ma famille, quand on est parti au Canada, j’ai très vite accroché, il n’y avait pas de barrière linguistique ni culturelle”. 

Mais sa connexion avec son pays natal demeure et l’habite toujours. “J’ai toujours pensé que le fait que je sois née en Iran est un avantage pour moi”, se confie-t-elle, “J’ai cette touche orientale qu’on ne peut m’enlever”.

Cette touche orientale est présente dans sa musique, et Niki a l’oreille pour reconnaître les bonnes mélodies et les passer subtilement dans ses tracks envoûtants. Interview.

HuffPost Tunisie: D’où vient ta passion pour la musique?

Niki Sadeki: La musique a toujours fait partie de ma vie. C’est une passion héritée de mes parents. Au fil des années, mon amour pour la musique a grandi, jusqu’à ce que cela s’installe au centre de mes intérêts, au centre de tout ce que je fais. 

À quel moment as-tu décidé d’en faire ton métier?

Cela peut paraître cliché, mais c’était durant le festival Burning Man. C’est là que j’ai remarqué à quel point la musique peut te toucher et t’atteindre, et même te changer d’une certaine façon. Je veux faire ça, me suis-je dit. 

Avant cela, j’étais une “bedroom dj”, je composais des mix sur Soundcloud, ou dans des soirées avec mes amis. 

Comment décrirais-tu ton style musical?

J’ai toujours aimé les récits. Avant, j’utilisais le dessin pour m’exprimer. Je créais mes propres bandes-dessinées. Aujourd’hui, c’est à travers la musique que je le fais.

J’essaye dans mes sets de transmettre une histoire. Il y a comme une introduction, un milieu et une fin. Cela me permet de me connecter émotionnellement avec la foule.

Est-il difficile d’être femme dj?

Honnêtement, je pense que j’ai de la chance d’avoir été entourée par de grands artistes qui m’ont beaucoup soutenue, à Vancouver. Ils m’ont ouvert les portes pour commencer, pour explorer et ensuite pour percer. J’ai eu cette chance et maintenant, je suis toujours prête à aider les artistes qui débutent. 

Cela peut parfois être difficile, mais c’est le cas pour tous les métiers. Et même pour les djs hommes, il y a toujours des challenges à relever.

Qu’as-tu pensé du Fairground Festival?

C’est la première fois que je joue en Tunisie, et j’adore. J’adore la culture et les gens. La culture est aussi chaude et accueillante que le temps qu’il y fait. 

J’avais déjà de grandes attentes, que la réalité a dépassées. Le public est très réceptif à la musique, j’ai ressenti une réelle connexion, une vraie communication, avec le public.

Je reviendrai sans aucune hésitation en Tunisie.

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