MAROC
22/06/2015 06h:55 CET | Actualisé 22/06/2015 07h:56 CET

Nicolas Sarkozy en visite au Maroc: "Depuis 1999, il y a un roi qui tient la barre"

AFP/Fadel Senna
Sarkozy au Maroc:

VISITE - Arrivé dimanche soir au Maroc pour une visite de deux jours, Nicolas Sarkozy a un programme digne d'un chef d'Etat en exercice: lundi, il s'entretiendra avec trois ministres (Affaires étrangères, Intérieur et Justice), puis avec le chef du gouvernement, avant d'être reçu par le roi Mohammed VI.

"J'avais indiqué au roi que, pour moi, (...) il ne pouvait être question de commencer ma visite du Maghreb pour Les Républicains sans débuter par le Maroc", a déclaré M. Sarkozy, en ouverture d'une réunion de la section locale de son parti à Casablanca.

"Le Maroc et la France, c'est une histoire essentielle et centrale. (...) Il y a un rêve commun, un attachement", a-t-il poursuivi, devant quelques centaines de personnes. Proches alliés, Rabat et Paris sortent d'une crise diplomatique de près d'un an.

La page de cette brouille a été tournée à la faveur de la signature, en début d'année, d'une nouvelle convention judiciaire, en cours d'examen par le Parlement français.

Si l'ancien président n'a pas commenté cette crise, il a assez longuement vanté l'action de Mohammed VI depuis son accession au trône il y a 16 ans. "Depuis 1999, il y a un roi qui tient la barre. (...) Depuis 1999, quel pays arabe a fait un tel chemin vers la modernité?", s'est interrogé M. Sarkozy. "Vous vivez dans un pays stable, et quand il y a eu toute la période des Printemps dits arabes, beaucoup d'observateurs ont vu le Maroc comme un maillon faible, mais il a été un maillon fort", a encore déclaré M. Sarkozy à son auditoire.

Il a notamment cité la Constitution adoptée à l'été 2011, sur initiative royale, en réponse aux manifestations de rue.

Lors de la séance de questions-réponses, l'ex chef de l'Etat ne s'est pas attardé sur la récente controverse en France liée à ses propos sur la migration. Jeudi, il avait provoqué l'ire de la gauche en comparant l'afflux de migrants en Europe à une grosse fuite d'eau. "D'abord, le fait que ça soit des migrants ne change rien au fait que ce sont des êtres humains", a fait valoir d'emblée Nicolas Sarkozy, interrogé sur cette thématique. Il a alors réitéré sa volonté "d'en finir avec Schengen". "Il faut un Schengen 2 dans lequel ne rentreront que les pays ayant adopté la même politique migratoire", a-t-il dit.

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