MAROC
05/10/2018 14h:59 CET

Nezha Regragui envisagerait de poursuivre une émission tunisienne

"Omour Jedia" a récemment diffusé une parodie du procès du chanteur Saad Lamjarred.

Omour Jedia

MÉDIA - Connue pour ses sketchs abordant avec humour des sujets politiques et de société, l’émission tunisienne Omour Jedia a traité, le 25 septembre et à sa manière, l’affaire Saad Lamjarred. Le sketch n’aurait cependant pas plu à la famille du chanteur accusé de viol et placé le 18 septembre dernier en détention provisoire.

Selon plusieurs médias, la mère de Saad Lamjarred, Nezha Regragui, envisagerait de poursuivre en justice le présentateur de l’émission, Alaa Chebbi, ainsi que Sami Fehri, le propriétaire de la chaîne Al Hiwar Attounsi, qui a diffusé la vidéo.

Pour l’instant, les deux concernés n’ont pas encore reçu de plainte de la part de Regragui, nous confirme Alaa Chebbi. “Nous n’avons rien reçu d’officiel pour l’instant. Il y a juste quelques rumeurs à ce sujet et des informations éparpillées”,déclare au HuffPost Maroc, Alaa Chebbi, qui ne semble pas surpris par ce recours à la justice. “Normalement, c’est l’affaire de la chaîne mais si la famille décide de porter plainte contre moi personnellement, mon avocat fera le nécessaire”, poursuit-il. 

Pour le présentateur tunisien, recevoir une plainte à cause de l’émission “est tout à fait normal”. “C’est le quotidien pour une émission comme la nôtre”, assure Chebbi. “Cela peut arriver puisque Omour Jedia est une émission humoristique où il y a beaucoup de critique, et des malentendus peuvent arriver. Pour nous, c’est un sketch, tout simplement”, explique Chebbi.

Le sketch met en scène le procès de Saad Lamjarred, joué par le comédien tunisien Wassimi Herissi. Vêtu d’une combinaison de prison orange, le comédien rentre sur le plateau, enchaîné, et tente de s’attaquer à quelques jeunes filles assises dans le public. Herissi, qui prend l’accent marocain pour ce sketch, fait plusieurs références au viol et tourne en ridicule le chanteur marocain. 

Le juge du sketch finit par prononcer une sentence de 20 ans à l’encontre du chanteur, une peine doublée de l’obligation de produire un clip avec la chanteuse tunisienne Nermin Sfar et le rappeur tunisien Walid Nehdi.