MAROC
12/05/2018 13h:15 CET | Actualisé 12/05/2018 13h:18 CET

Cannes 2018: Netflix se moque du festival sur son nouveau compte Twitter

"Cannes you believe?"

CANNES 2018 - Netflix n’est pas le bienvenu sur la croisette 2018, “Cannes you believe”? Le divorce entre le célèbre festival de cinéma et la plateforme de séries, films et documentaires en ligne est bel et bien consommé. Mais dans cette querelle d’anciens et de nouveaux, Netflix n’a pas résisté à l’envie de se moquer de la 71e édition du festival sur Twitter.

Depuis le 7 mai -soit la veille de l’ouverture du festival cannois- un compte baptisé “NetflixFilm” a ainsi fait son apparition sur le réseau social. Et comme l’a confirmé au HuffPost un responsable du groupe Publicis, qui assure la communication de Netflix en France, il s’agit bien d’un compte officiel... et très ironique: “Cannes you believe?” interroge ainsi la description du compte, en jouant sur le sens du verbe “can” (pouvoir, en français).

Cannes 2018: Netflix se moque du festival sur son nouveau compte

 L’objectif de ce compte humoristique? Montrer que la plateforme en ligne est ouverte sur le monde du cinéma, en dépit du boycott du festival de Cannes. Et pour cela, le compte n’hésite pas à relayer des photos prises lors de la 71e édition du festival ou qui ont amusé les internautes, assorties de petits commentaires acides, comme par exemple le détournement de la photo de Kristen Steward et Cate Blanchett.

 
Cette photo vient de me blanchir la peau, payer mes factures, et me donner une vision optimale.” 
“Si vous fixer Cate Blanchett pendant 30 secondes, vous aurez de la chance pendant 100 ans. RT pour bénir votre timeline”

Netflix France et le festival de Cannes ne sont plus en bons termes depuis la polémique qui avait suivi l’édition 2016. Deux films issus de la plateforme américaine avaient été sélectionnés, provoquant la colère des exploitants de salles, qui s’indignaient que le festival cannois mettent ainsi à l’honneur des longs-métrages non disponibles en salles. Pour l’édition 2018, Thierry Frémaux -pourtant partisan de l’ouverture du Festival aux nouveaux modes de distribution- a donc dû se conformer à la règle qui stipule que pour être présentés sur la croisette, les films doivent obligatoirement être aussi disponibles dans les salles de cinéma.