ALGÉRIE
15/03/2016 10h:29 CET | Actualisé 15/03/2016 10h:33 CET

Négociations avec un partenaire franco-belge pour restaurer des salles de cinéma en Algérie

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Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi a annoncé depuis Bejaia où il effectue une visite de travail, l'engagement par son département ministériel, de négociations avec un partenaire franco-belge en vue de la réhabilitation et la restauration de certains salles de cinéma des grands centres urbains.

"L'opération (de restauration) sera conduite de façon progressive. Elle concernera d'abord, Alger, Oran et Sétif et sera étendue ultérieurement à d'autres centres urbains dont Bejaia", a-t-il précisé, rapporte l'Agence de presse algérienne (APS).

"Toutes les salles visées seront pourvues de conditions de projection optimales et dotées de moyens techniques performants", a précisé le ministre, soulignant la volonté de son département de réhabiliter le cinéma en général

qui, a-t-il déploré, "connaît une marginalisation qui perdure depuis un quart de siècle".

Cette opération, en fait, s'inscrit dans un cadre global et dans un projet d'ensemble, visant à terme, la mise sur pied d'une vraie industrie cinématographique, qui ne reposera plus sur le seul apanage des pouvoirs publics mais qui sera

ouverte, à l'investissement privé, appelé a y jouer un rôle prépondérant.

M. Mihoubi, révélera, a ce titre, que le ministère de la Culture, a déjà reçu une ombelle de dossiers d'investissement portant sur la réalisation de salles ou de studios de cinéma, se réjouissant de l'existence d'un "engouement certain" pour le créneau et des possibilités économiques qu'offrent le cinéma en général.

Étayant sa vision des choses, le ministre, a relevé que "beaucoup de pays vivent des prestations et des revenus de leurs produits culturels. Certains en puisent l'essentiel de leurs rentrées", dira-t-il, citant l'exemple de certains pays Européens et Africains, notamment le Nigeria qui "couvre 40 % du marché Africain" dont le succès peut constituer en l'espèce, un exemple à méditer.

Fin de la gratuité des spectacles

A l'évidence, pour le ministre cette vision des choses n'a de chance de se matérialiser sans la reconsidération des accès aux spectacles et leur contrepartie financière. "Il faut reconsidérer les entrées gratuites", a-t-il affirmé, notant au demeurant que lorsque la qualité est là, le public forcément ne rechigne pas en payer la contrepartie.

Pour en convaincre M. Mihoubi, a mis en exergue un récent spectacle de musique classique au TNA qui a vu 700 billets se vendre en un temps éclair, malgré leurs prix relativement cher, 300 à 400 dinars par place. "C'est un signe positif", a-t-il soutenu, soulignant qu'une réflexion est engagée dans ce sens.

Lors de cette visite à Bejaia, le ministre a donné le coup d'envoi pour la réhabilitation de la salle de cinéma "El-Khalifa" de la ville de Kherrata, inauguré le nouveau siège de la direction de la culture de la wilaya, une galerie de peinture dans les sous-sols de la maison de la culture de Bejaia, et la grande bibliothèque de la ville dont les apports sont de nature à donner un vigoureux coup de fouet à la vie culturelle locale.

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