MAROC
07/07/2019 16h:22 CET

Nasser Bourita représente le roi Mohammed VI au Sommet de l'UA à Niamey

Un Sommet exclusivement consacré au lancement de la phase opérationnelle de la Zone de libre-échange continentale africaine.

MAP

UNION AFRICAINE - Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Nasser Bourita représente le Mohammed VI aux travaux du 12ème Sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA), ouverts ce dimanche dans la capitale nigérienne Niamey.

Un sommet exclusivement consacré au lancement de la phase opérationnelle de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), projet phare de l’agenda 2063 de l’UA.

Moment symbolique de la cérémonie d’ouverture de ce sommet, le Nigeria et le Bénin, deux pays qui n’avaient pas encore adhéré à la ZLECA, ont signé l’accord instituant ce bloc commercial et douanier.

Procédant à l’ouverture de ce sommet, le chef de l’Etat égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, président en exercice de l’UA, a relevé que le sommet de Niamey “revêt une importance inégalée dans l’histoire de l’UA car marquant l’amorce de la phase opérationnelle de l’action africaine commune en matière d’intégration économique et commerciale”. Et d’ajouter: “avec l’entrée en vigueur officielle de la ZLECA, le continent est résolument sur la voie d’une Afrique nouvelle orientée vers le progrès, la prospérité et l’émancipation économique”.

De son côté, le président de la commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a indiqué que la ZLECA est l’un des projets “les plus emblématiques de l’agenda africain, notant que l’Afrique avec une population de 1,27 milliard de personnes, devient ainsi le plus grand espace d’échange commercial au monde”. Pour lui, “grâce à cet espace, la croissance de l’économie africaine devrait être deux fois plus rapide que celle du monde développé, sachant que l’Afrique est le deuxième continent le plus grand et le deuxième le plus peuplé”.

 

Pour sa part, le président du Niger, Isoufou Mahamadou, a souligné que la ZLECA “permettra l’élimination progressive des droits de douanes sur le commerce intra-africain et offrira avec un marché de 1,2 de consommateurs aujourd’hui et 2,5 milliards en 2050, des possibilités commerciales immenses, notamment pour les entreprises africaines”.

Sans infrastructures routières, ferroviaires, portuaires, aéroportuaires, énergétiques et de télécommunications, la ZLECA sera une coquille vide, prévient le chef d’Etat nigérien, notant que ce projet forme avec les autres plans et programme de l’UA, “un tout cohérent dans la perceptive de renforcer l’intégration régionale et atteindre les objectifs de l’Agenda 2063.

ZLECA quasi-unanime

Réagissant à l’ouverture de ce sommet, la secrétaire générale adjointe des Nations unies, Amina Mohamed, s’est réjouie de la signature de l’Accord sur la ZLECA par la quasi-totalité des pays africains, soulignant que son entrée en vigueur vient donner corps à l’aspiration de tout un continent à une zone commerciale affranchie de toutes les barrières. “Cette zone tant attendue va créer des emplois, contribuer au transfert des technologies, développer de nouvelles compétences, canaliser davantage d’investissements vers l’Afrique et, enfin, améliorer les capacités de production des Etats du continent”, a-t-elle précisé.

Lors de la session de Niamey, il sera procédé, outre le lancement officiel de la ZLECA, au choix du pays devant abriter son secrétariat permanent. Le sommet, qui prendra fin, demain le 8 juillet, examinera également d’autres questions afférant au passeport unique et à la mise en place d’un marché aérien unique.