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21/08/2019 16h:06 CET | Actualisé 21/08/2019 16h:06 CET

Nagasham-Ka: Hommage à la sensualité féminine à Hergla

Le plus étonnant est que le spectacle était de l’improvisation synchronisée.

Achraf Nagara alias Headshot

La deuxième soirée de la 6ème édition du festival “Hergla Respire l’Art” a commencé en toute beauté sur des rythmes vibrants et vivifiants du groupe de danse Nagasham-Ka, dans un spectacle American Tribal, qui a conquis le public.

Tout a commencé par une invitation à la danse

Émeline et Chloé, originaires du sud de la France, font partie de la troupe Nagasham-Ka. Elles se sont rencontrées il y a six ans dans un cours de danse. À l’époque, Émeline avait une association basée en Dordogne et Chloé avait un groupe de musique.

Étant passionnées par la danse, Émeline et Chloé décident de créer une troupe qu’elles nomment NAGASHAM-KA, abritée par l’association Sohalia Tribale. Les membres de la troupe, originaires de différentes régions, se retrouvent régulièrement pour proposer des animations et des spectacles. Émeline y donne des cours de danse.

Les membres de la troupe ont des liens si soudés - grâce à la danse qui les a connectées - qu’elles sont devenues des “sisters”.

Achraf Nagara alias Headshot

 

Une fusion et des vibrations

Le tribal style qu’elles font est une fusion entre la danse indienne, tzigane, orientale et flamenco. Une fusion qui a fait vibrer le public de Hergla, devant ce spectacle riche et exaltant.

Le plus étonnant est que le spectacle était de l’improvisation synchronisée. Il se caractérise principalement par une danse collective qui repose sur la notion de “tribu” et non de l’individu. Tour à tour, chaque danseuse prend le lead et les autres suivent.

Cela nécessite une concentration profonde pour mémoriser les clés des mouvements, sans compter le partage, la cohésion et l’harmonie qui s’établit essentiellement à travers les yeux qui “disent tout”. C’est pourquoi il faut être constamment à l’écoute!

Pour elles, ce spectacle était un défi, puisqu’il s’agit de la première fois qu’elles se produisent pendant une heure. Défi relevé, puisqu’elles sont arrivées à transmettre, non seulement le goût d’une culture authentique, diverse et vivante, mais aussi les sensations qu’elles ont vécu sur scène : l’adrénaline qui monte, la confiance en soi qui se renforce et surtout la joie de vivre contagieuse.

Achraf Nagara alias Headshot

 

La beauté de ce spectacle se cache dans les petits détails. Le choix de la musique était très riche et diversifié. La playlist comptait entre autres Liberta d’Emel Mathlouthi, Lémon de Bachar Marcel Khalifa ou encore des rythmes tziganes et électro.

Les costumes, les accessoires ethniques et les bijoux berbères qu’elles portaient étaient authentiques, traditionnels et fascinants. Le choix n’était pas aléatoire. Elles ont bien choisi les accessoires qui symbolisent la puissance, qui témoignent une certaine culture et qui permettent de mettre en valeur leurs costumes et ajouter plus de charme à leur spectacle.

Elles ont aussi véhiculé une image de femmes fortes, solidaires et fières. C’était une soirée dédiée à la féminité, à la sensualité, à la sororité et à la joie de vivre. Les hanches ont vibré, les sagattes ont sonné, les rythmes se sont enchaînés et le public s’est exalté et a applaudi tout au long de la soirée.

Achraf Nagara alias Headshot

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