ALGÉRIE
29/04/2015 04h:45 CET | Actualisé 29/04/2015 04h:48 CET

Décidée à "défendre son honneur", Labidi demande une commission d'enquête parlementaire

Violemment attaquée par Louisa Hanoune et le parti des travailleurs, la ministre de la culture, Nadia Labidi, a demandé, mardi, la constitution d'une commission d'enquête parlementaire au sujet des accusations de conflit d'intérêt qui la visent.

La ministre de la culture a demandé officiellement au président de l'assemblée populaire nationale (APN), Larbi Ould Khelifa de constituer une commission sur ces accusations et a mis au défi ses détracteurs d'apporter des preuves de leur "allégations".

Labidi qui dit être arrivée "propre" au secteur de la culture et compte en sortir "propre" a indiqué qu'elle est décidée à aller très "loin" pour défendre son honneur bafoué.

La ministre de la culture répondait aux accusations de Mme Hanoune qui avait été, une fois de plus réitérées par la députée PT, Nadia Yefsah, qui a indiqué que la dirigeante du parti était prête à renoncer à l'immunité parlementaire pour aller devant la justice.

LIRE AUSSI: Hanoune attaque violemment des ministres: Labidi une "chef de bande", Boudiaf, "un félon"

Qualifiant d'infondées les accusations de "conflit d'intérêt", la ministre s'est indignée contre les attaques contre son honneur. "S'ils ont des preuves, qu'ils les présentent" a-t-il déclaré en soulignant qu'elle avait abandonné la "petite société de production de films pour enfants" (Procom international) avant de rejoindre le gouvernement. "Il existe des documents qui le prouvent" a-t-elle indiqué.

Mme Labidi a ajouté que la lettre adressée à Mme Hanoune n'était une "lettre de menace" mais de "précisions" car elle avait douté que des propos pareils puissent être tenus par elle. La ministre a également nié l'existence de différend avec Khalida Toumi comme le laisse entendre les accusations lancées par le PT au sujet de l'organisation de "de tribunaux populaires à la stalinienne contre les cadres intègres de son ministère".

Mme Labidi a déclaré qu'elle était membre du gouvernement et qu'elle travaillait dans le cadre de la loi et qu'il est du droit des députés d'exercer le contrôle sur les dépenses des deniers publics. Elle a appelé les députés à œuvrer à établir la vérité dans un "climat de calme, de confiance et de respect".

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.