ALGÉRIE
17/07/2015 11h:47 CET | Actualisé 17/07/2015 15h:03 CET

En 2030, l'Algérie aura son propre satellite, plus de 3 millions de PME, des transports publics écologiques, un prix Nobel...

Facebook/Elhaje Dayna

"5 juillet 2032. Le comité exécutif de la FIFA a attribué la coupe du monde de 2038 à la candidature Algérie-Tunisie ; la télévision vient d’annoncer le lancement du premier satellite algérien à partir de la station spatiale de Hammaguir dans la wilaya de Béchar ; les transports collectifs écologiques représentent 80% des moyens de transport dans la ville et une loi sur l'hygiène publique à nettoyer tout le pays".

Deux semaines après l’ouverture du sondage du collectif Nabni (Notre Algérie bâtie sur de nouvelles idées), "L’Algérie rêvée" de 2030 commence à se dessiner. Plus ouvert, plus métissé, moins corrompu, moins dépendant, etc. le pays dans quinze ans recevra des milliers de touristes, accueillera les étudiants du monde entier, en particulier africains, exportera de l’énergie solaire et des services de software et comptera des centaines de couples sino-algériens.

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Lancé dans le cadre du projet participatif "L’Algérie rêvée", qui comprend aussi l’organisation de rencontres-débats publics, le sondage a connu un franc succès dès sa mise en ligne.

Près de 150 réponses ont ainsi été enregistrées depuis le 4 juillet, dont la majorité proviennent d’hommes (79%) âgés de 55 à 65 ans (25%), selon les chiffres confiés par Nabni au Huffington Post Algérie.

Les premières réponses au sondage qui comporte une dizaine de questions indiquent que la culture (36%) devra être au centre des grands projets, concrets et mobilisateurs pour 2030, devant le sport (16%) et l'éducation (11%). Pour son développement , l’Algérie pourrait prendre modèle sur la Turquie (19%), le Brésil (15%) et le Japon (12%).

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Extraits choisis

En 2030, l’Algérie assumera sans complexe ses identités plurielles: "Parce que nous avons été trop longtemps privés de notre Histoire, récente comme ancienne, j'aimerais voir émerger en Algérie, un centre majeur de recherche en Histoire de l'Algérie, du Maghreb, du monde arabe et de l'Afrique, histoire de réconcilier toutes les parcelles de notre identité plurielle, qu'on a trop tendance à mettre dos à dos. Pourquoi pas un festival de l'histoire et la culture arabe, africaine et maghrébine en Algérie, en 2030".

En 2030, l’Algérie sera un pays propre du sol au sommet: "Une loi sur l'hygiène publique pour nettoyer le pays de ses déchets et instaurer partout des villages et villes propres et accueillants (…)Bâtir une ville écologique en sous terrain au sud algérien, en s'inspirant du modèle ancestral des berbères de Matmata en Tunisie » […] « Je rêve d'une Algérie démocratique, transparente, une Algérie des libertés publiques, débarrassée des potentats autoproclamés et imposés, des corrompus, des voleurs des deniers publics, des escrocs, une Algérie où chacun reçoit selon son mérite , où les jeunes ont foi en leur avenir, une Algérie aimée de son peuple".

En 2030, Alger ne sera plus le cœur de tout le pays: "Je rêve qu'un jour, les entreprises de services installés dans la nouvelle ville de Sidi-Abdellah développent des services de software destiné à l'exportation d'une valeur de quatre milliards de Dollars. Je rêve d'aller un soir, en famille voir au cinéma de ma petite ville, la première projection d'un film produit par les studios du grand complexe audiovisuel Jardins de Ziban à Biskra. Je rêve qu'un jour, lire dans une revue spécialisée « Entreprenariat » un Panorama de l'évolution des PME en Algérie, indiquant que le nombre de ce type d'entreprise dépasse les 03 millions, et que 60% des créateurs de PME sont des diplômés".

En 2030, l’Algérie sera plus optimiste et tolérante: "Vivre dans une Algérie optimiste. Vivre dans une Algérie libérée de ses angoisses, sans peurs ni haine envers l'autre. Vivre dans une Algérie qui a confiance en elle et où il fait bon vivre. Vivre dans une Algérie tolérante et ouverte sur le monde. Il y a des comportements qui ne sont plus programmés dans nos esprits : Se promener dans un parc, flâner avec plaisir dans les rues de sa ville... Il y a aussi des nouvelles que nous n'attendons pas : Un prix Nobel algérien, des milliers de touristes qui débarqueraient en Algérie... Des comportements que nous n'envisageons absolument pas : Aller à la rencontre du Maire de sa ville pour améliorer sa cité, décider d'assister à un cours à l'université en tant qu'auditeur libre... "

En 2030, les Algériens voyageront d’abord en Algérie: "En 2030, j'aurai 41 ans si dieu me prête vie. J'espère ce jour-là, m'être réalisée socialement et professionnellement. Que l'Algérie sera réellement démocratique, que le mot corruption ne sera plus qu'un mot parmi tant d'autres dans les dictionnaires, que mes enfants iront à l'école publique sans que je m'inquiète du niveau de l'enseignement, que je puisse les emmener à la plage sans avoir à payer 3000 Da pour ne pas être dérangée, qu'on puisse faire le tour de l'Algérie avant de penser à aller passer nos vacances à l'étranger. J'espère qu'en 2030 lorsqu'on prononcera le mot ALGERIE au JT de 20 heures, ce ne sera pas pour parler d'un éventuel trafic de drogue, de terroristes abattus ou encore des records d'accidents de la route... Je crois que 300 mots ne suffiront pas à décrire l'Algérie rêvée, car il y a tant de rêves qu'on ne nous avons pas assez de nuits pour les voir..."

Confiez à votre tour, votre rêve pour l’Algérie, en répondant au sondage avant le 17 août.

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