TUNISIE
23/08/2019 18h:28 CET

Nabil Karoui arrêté sur décision de justice, la chaine Nessma évoque un "kidnapping" et attaque Youssef Chahed

Ce mandat d'arrêt émane du pôle judiciaire économique et financier après la plainte déposée par I Watch.

FETHI BELAID via Getty Images

Le candidat à l’élection présidentielle Nabil Karoui a été arrêté, vendredi, après l’émission d’un mandat d’arrêt à son encontre par le pôle judiciaire économique et financier a appris le HuffPost Tunisie de source judiciaire.

Un mandat d’arrêt a également été émis contre son frère et directeur de sa campagne électorale Ghazi Karoui.

Ces mandats d’arrêt font suite à la plainte déposée par I Watch pour blanchiment d’argent et évasion fiscale. 

Selon le conseiller de Nabil Karoui, Oussema Khlifi, le candidat à l’élection présidentielle rentrait de Béjà quand “la police politique de Youssef Chahed l’a arrêté” a-t-il indiqué.

 

“Ils l’ont kidnappé et n’ont pas voulu nous dire où ils l’emmenaient. Ils nous ont dit qu’ils avaient reçu des ordres” a-t-il poursuivi. “La police de Youssef Chahed a kidnappé un candidat à l’élection présidentielle” lance-t-il sur la chaine Nessma TV.

 

De son côté un des chroniqueurs de la chaine, Amine Mtiraoui, a affirmé que des agents de police l'ont contacté il y a deux jours. "Ils m'ont dit que Youssef Chahed leur mettait la pression à travers leurs directeurs généraux et qu'il y a une volonté d'axer leur travail sur les journalistes de Nessma ainsi que sur Nabil Karoui et son frère". 

La chaine, dont Nabil Karoui est le fondateur, affirme même que celui-ci a été “kidnappé”.

 

Contactée par le HuffPost Tunisie, la présidence du gouvernement n’a pas souhaité commenter.

Le 28 juin dernier le juge d’instruction du pôle judiciaire économique et financier a décidé le gel des avoirs et une interdiction de quitter le territoire contre Nabil et Ghazi Karoui. Ces mesures font suite à une plaine portée le 14 mars 2014 par l’ONG “I Watch” auprès du pôle judiciaire économique et financier contre les frère Karoui pour “suspicion de blanchiment d’argent” à travers des sociétés dont ils seraient propriétaires en Algérie, au Maroc et au Luxembourg.

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