MAROC
18/06/2019 11h:41 CET | Actualisé 18/06/2019 17h:26 CET

Mustapha Ramid dément avoir "mis les pieds un jour dans une boite de nuit"

Le ministre d'État réagit à un article l'accusant d'avoir "été aperçu un soir de la semaine dernière dans un bar à Rabat".

DÉMENTI - Le leader islamiste est très remonté. Le ministre d’État PJDiste chargé des Droits de l’Homme, Mustapha Ramid, a annoncé sur sa page Facebook qu’il “n’a pas d’autre choix que de saisir la justice” contre le site d’information Barlamane.com pour “calomnie”. 

Le site a publié, hier, un article dans lequel il soutient que Ramid “donneur de leçon de morale n’hésite pas à entrer dans une boîte de nuit dans le quartier huppé de Hay Ryad à Rabat”. Rappelant que ce leader a été l’un des premiers au parti à s’insurger contre la députée du PJD Amina Maelainine après la publication de photos d’elle prises sans voile et devant le célèbre Moulin rouge à Paris, l’article remet en question la crédibilité morale du moralisateur. Et de préciser: “pour ne pas que Ramid nous accuse de mensonge et de calomnie, nous ne l’avons pas vu en train de boire (...) mais il prenait du bon temps avec ceux qui l’accompagnaient”. 

“Archi-faux!”, répond le concerné soulignant qu’il n’a “jamais de sa vie, Dieu merci, mis les pieds dans une boite de nuit. Et je ne suis jamais allé à un restaurant le soir sauf en compagnie de ma famille ou de mes amis”.   

Le ministre d’Etat précise ainsi n’avoir pas été dans “un restaurant le soir quelle qu’en soit la nature à Rabat depuis 2016”, soulignant qu’en cette année-là il avait “transféré son deuxième domicile à Casablanca”.

Le leader du PJD, qui est président du comité d’intégrité et de transparence du parti, estime que le média en question le persécute par des diffamations répétitives pour lesquelles il avait déjà été condamné par la justice. Ramid portera là aussi une nouvelle plainte contre ce qu’il qualifie d’allégations à son égard visant à nuire à sa personne en tant que militant du parti et fonctionnaire de l’Etat. “Le site affirme que j’ai été aperçu dans une boîte de nuit à Rabat où se trouvent l’alcool et les femmes!!!”, fustige-t-il, clamant son innocence d’une telle accusation. Brandissant son droit d’être blanchi, il demande également à son adjoint au comité de transparence de son parti de se saisir de cette affaire pour “mener une enquête et prendre les mesures qui s’imposent”.