ALGÉRIE
04/04/2019 11h:49 CET

Mustapha Bouchachi appelle les Algériens à sortir pour exiger le départ de Bensalah et Bedoui

Huffpost MG

L’avocat et ex-député, Mustapha Bouchachi, a appelé les Algériens et les Algériennes à sortir encore plus nombreux ce vendredi 05 avril 2019 pour demander aux “symboles de ce système de partir”, notamment le président du Conseil de la nation Abdelkader Bensalah et le Premier ministre, Noureddine Bedoui.

Dans une vidéo live publiée sur sa page Facebook, le militant pour les Droits de l’Homme a “félicité le peuple algérien pour cette victoire partielle”, qui consiste en la démission du président Abdelaziz Bouteflika, “bien que celle-ci n’était pas une volonté personnelle, encore moins la volonté de son entourage qui voulait le maintenir à son poste jusqu’à la dernière seconde et pousser l’Algérie vers l’inconnu”.

“Lorsque nous étions sortis le 22 février et que nous avons maintenu nos manifestations jusqu’à aujourd’hui, nos revendications étaient claires: le départ du système actuel. Le président ne dirigeait plus et une bande gérait le pays”, a-t-il rajouté.

Me. Bouchachi a expliqué que “notre victoire est partielle car les Algériens n’acceptent pas que les symboles de cet état, représentés par le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah et le chef du gouvernement actuel Noureddine Bedoui, organisent les prochaines élections et mènent la période de transition”.

Il estime qu’en s’inscrivant dans l’agenda du pouvoir, en acceptant l’application  de l’article 102 de la Constitution uniquement, “les symboles de ce système organiseront notre avenir. Nous avons maintes fois réitéré que c’est ceux-ci qui ont falsifié la volonté de la nation. Ils ne peuvent pas être une partie de la solution”, a-t-il rajouté.

“C’est pour cette raison que nous avons demandé, que vous avez demandé, depuis le 22 février 2019, la nécessité de départ du système dans son intégralité, avec ses symboles et ses clients”. 

Mustapha Bouchachi a ensuite appelé les Algériens à faire de “la journée de vendredi une grande journée et à sortir tous pour demander à ceux-là de partir”, estimant que ces symboles “ne tiendront plus longtemps et répondront aux revendications du hirak”.