ALGÉRIE
19/03/2016 10h:02 CET | Actualisé 19/03/2016 10h:03 CET

Un centre de documentation consacré aux archives de Mouloud Feraoun prochainement ouvert à Alger

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Un centre de documentation consacré aux archives de Mouloud Feraoun sera prochainement ouvert à Alger par la fondation éponyme, a annoncé son fils Ali Feraoun, qui a précisé que son association est à la recherche du local qui accueillera cet établissement.

Relayé par l'APS, Ali Feraoun, après avoir rendu hommage aux 6 inspecteurs de l'éducation, dont son père, assassinés, a indiqué que tous les manuscrits et archives de l'écrivain algérien ont été numérises. Une opération réalisée en collaboration avec le Centre français de la recherche scientifique (CNRS).

M. Feraoun a estimé que cette numérisation va permettre de "préserver les manuscrits liés au travail de Mouloud Feraoun et son parcours mais aussi de les rendre accessible au public qui peut, désormais, les consulter sur internet ou au niveau du centre de documentation".

A propos de l'assassinat de Mouloud Feraoun, Ali Hammoutène, Marcel Basset, Robert Eymard, Salah Ould Aoudia et Max Marchand, le fils du brillant écrivain algérien a estimé que c'est "’attentat était préparé et que les autorités françaises, à leur tête le général De Gaule, étaient au courant de leur exécution".

Il en veut pour preuve la demande de mission en France formulée quelques jours avant l’assassinat survenu le 15 mars 1962, par Mouloud Feraoun à laquelle "l’administration coloniale avait réservé une annulation exprimée à travers un courrier postal qui lui interdisait de se rendre en France jusqu’à nouvel ordre".

Ali Feraoun comme Mohammed Hammoutène, le fils de Ali Hammoutène ont mis en exergue le rôle des deux hommes dans les centre sociaux éducatifs créés dans le but d'alphabétiser les populations locales.

Ils se sont, cependant réjouit de voir les jeunes générations assister en force aux hommages rendus aux hommes qui se sont sacrifiés pour l’indépendance de l’Algérie à l’image des six inspecteurs. "Ces inspecteurs ne nous ont pas quittés. Un demi siècle après leur exécutions par des soldats de l’OAS déguisés en inspecteurs de l’académie française, ils sont toujours présents parmi nous grâce à leur travail, leur dévouement et leur sacrifice", a affirmé M. Feraoun.

Il s’est dit réconforté que leur mort ne soit pas vaine et que des générations entières s’intéressent à aujourd’hui à leurs oeuvres et leur combat.

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