MAROC
04/09/2018 14h:26 CET

"Moroccan Youth Film Festival", le nouveau festival de film créé pour et par des lycéens

Pour les moins de 19 ans, marocains comme internationaux.

Morocco Youth Film Festival

CULTURE - À 17 ans, Farouk Essalhi a déjà créé son propre festival. Entouré de quatre de ses camarades du centre Adicctest, ce jeune lycéen a pu mettre en place le “Moroccan Youth Film Festival”, qui aura lieu le 29 septembre à Rabat au cinéma Renaissance.

Voulu comme “le premier festival de court-métrage au Maroc réservé au moins de 19 ans”, le Moroccan Youth Film Festival donne la possibilité aux jeunes cinéphiles marocains et internationaux de présenter leur travail au public et de le faire juger par des professionnels du métier.

“J’ai remarqué que partout dans le monde, il y avait des festivals qui encouragent les jeunes à réaliser des courts-métrages, sauf au Maroc, je me suis donc lancér dans cette aventure avec d’autres lycéens pour proposer un événement pareil adressé aux lycéens”, explique Farouk Essalhi au HuffPost Maroc précisant qu’il a également été épaulé par le directeur du nouveau “Morocco Adventure Film Festival”, Youssef El Achhab.

Passionné de cinéma et de vidéographie depuis ses 11 ans, Farouk envoyait régulièrement ses courts-métrages à différents festivals et compétitions dans le monde sur la plateforme Film Free Way. 

“J’ai commencé par faire des montages des vidéos de nos vacances en famille, puis des courts-métrages à la maison, et petit à petit, je savais comment mieux utiliser mon appareil photo et je me suis amélioré au montage”, raconte ce jeune directeur de festival.

Le réalisateur en herbe a ensuite utilisé cette même plateforme dont il connaissait les secrets pour lancer un appel à candidature pour la 1ère édition du Moroccan Youth Film Festival. En moins de trois mois, le lycéen a reçu plus de 700 participations de 74 pays différents.

Au programme 

Suite à la sélection du jeune homme et son équipe, les spectateurs pourront découvrir les 15 courts-métrages finalistes réalisés par des lycéens de différentes origines. Une dizaine de pays seront représentés lors du festival, notamment le Maroc, les États-Unis, l’Australie, l’Iran, le Canada, la France, ou encore la République Tchèque.

L’événement se clôturera par la remise de prix au meilleur documentaire, meilleure animation, meilleur montage, meilleur acteur ou actrice, meilleur scénario, et enfin, meilleur court-métrage toutes catégories confondues. 

Les vainqueurs seront choisis par un jury présidé par le réalisateur et bédéiste marocain Hicham Lasri. Le jury comprendra également le cinéaste Jamal El Omari et la réalisatrice et scénariste Sofia Alaoui, franco-marocaine qui présentera, à son tour, un de ses documentaires.

“Le cinéma est un art de jeune où il faut commencer à un jeune âge. Quand j’avais 18 ans et que je commençais à m’intéresser davantage à ce domaine, je rencontrais très peu de gens généreux qui avaient envie de partager leur expérience avec moi. En tant que professionnels, il faut travailler sur la transmission de notre savoir, être disponible pour les jeunes générations, et leur donner l’opportunité de dialoguer, ne serait-ce juste que pour quelques conseils”, explique Hicham Lasri. 

La projection des films, qui débutera à 14h, aura cependant lieu sans la présence des participants internationaux que le festival n’a pas pu prendre en charge, par manque de budget.

“Nous nous sommes peut-être pris un peu tard pour chercher des sponsors mais nous avons déjà des promesses de sponsoring pour la prochaine édition par plusieurs entreprises qui ont beaucoup aimé notre projet”, explique le lycéen confiant qui a réussi à avoir le soutien de la Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM).

Pour cette première édition, Farouk Essalhi espère réunir plus de 150 spectateurs notamment ses camarades du lycée Al Hassania qui organise une sortie scolaire spécialement pour l’événement. Vendus à 35 dirhams à la Renaissance, les tickets peuvent également être réservés en ligne.