ALGÉRIE
19/06/2018 21h:08 CET

Mondial-2018: La Russie presque en 8e, l'Egypte quasi-éliminée, le Sénégal sauve l'honneur de l'Afrique

Michael Dalder / Reuters

La Russie a un pied et demi en 8e de finale, après avoir corrigé l’Egypte (3-1), au bord de l’élimination en dépit de la titularisation de Mohamed Salah, mardi dans le 2e match du groupe A du Mondial-2018, à Saint-Pétersbourg.

Salah n’a pu que sauver l’honneur sur penalty. Le pays hôte compte six points et pourrait être qualifié mercredi si l’Arabie Saoudite ne domine pas l’Uruguay lors de l’autre match de la poule. Le Russe Denis Cheryshev, qui a encore marqué, rejoint Cristiano Ronaldo en tête du classement des buteurs (3 chacun).

 

Le Sénégal a vengé l’honneur africain dans ce Mondial-2018, en battant la Pologne (2-1) plus tôt, ce mardi, à Moscou, pour la première journée du groupe H, après les défaites de l’Égypte, du Maroc, du Nigeria et de la Tunisie.

C’est la journée des surprises dans ce groupe annoncé comme l’un des plus incertains de la compétition, puisque la Colombie, rapidement réduite à dix, a perdu contre le Japon (2-1), en début d’après-midi.

Seize ans après leur dernière et unique participation à la Coupe du Monde, la magie sénégalaise va-t-elle encore opérer ?

En 2002, les Lions de la Teranga avaient participé à l’élimination des tentants du titre français au premier tour en remportant le match inaugural (0-1) à la surprise générale, avant de se hisser en quarts de finale et de baisser pavillon face aux Turcs.

Cette fois, face à un adversaire certes moins prestigieux, les hommes d’Aliou Cissé, capitaine de la sélection de 2002 et sélectionneur depuis trois ans, ont fait preuve d’un grand sang-froid et d’une discipline d’acier pour remporter ce match qui n’a jamais tutoyé les sommets footballistiques.

“L’équipe a été très compacte, très agressive, le bloc est resté très solide. En deuxième période, on a été très bon dans les transitions offensives-défensives (...) On a su mettre en place le système qu’il fallait, on les a fait déjouer”, s’est félicité Cissé.

L’“arbre” Robert Lewandowski n’a pas réussi à cacher la médiocrité de la forêt de joueurs polonais, muselés sur leurs points forts, le jeu de transition et les ailes.

Lors de la première période, les deux équipes se craignaient, abandonnant toute idée de pressing pour se recroqueviller sur leurs quarante derniers mètres pour boucher les espaces.