MAROC
30/05/2018 14h:19 CET

Mondial 2018: 10 choses à savoir sur l'équipe iranienne avant le match Maroc-Iran

Vous saurez tout sur la "Team Melli".

Amin Mohammad Jamali via Getty Images
L'équipe iranienne pose lors du match amical contre l'Ouzbékistan à Téhéran, le 19 mai 2018.

FOOTBALL - Le vendredi 15 juin à 15h00 (heure marocaine), le Maroc affrontera l’Iran lors de la phase de groupe de la Coupe du monde 2018 en Russie. Le match se déroulera à Saint-Pétersbourg, dans le stade de Krestovski. C’est la première fois que les deux équipes s’affronteront. Les Lions de l’Atlas ont-ils leurs chances face à l’équipe nationale iranienne? Avec l’aide de deux journalistes sportifs iraniens, le HuffPost Maroc vous dresse la liste des 10 choses à savoir sur celle que l’on surnomme la “Team Melli” (”équipe nationale”).

1. Une 5e participation en Coupe du monde

L’Iran participera cette année pour la cinquième fois de son histoire à la Coupe du monde, comme le Maroc. Lors de chacune des quatre précédentes participations (en 1978, 1998, 2006 et 2014), l’équipe iranienne n’a pas réussi à aller au-delà de la phase de groupe, contrairement au Maroc qui avait atteint les huitièmes de finale en 1986. En 2018, c’est la première fois que la Team Melli parvient à se qualifier pour disputer deux éditions consécutives du Mondial.

2. Une qualification - quasi - sans faute

Amin M. Jamali via Getty Images
Alireza Jahanbakhsh et ses coéquipiers célèbrent la victoire de l'Iran après le match de qualification à la Coupe du monde contre l'Ouzbékistan, au stade Azadi, le 12 juin 2017 à Téhéran, en Iran.

“Pendant les qualifications pour la Coupe du monde, la Team Melli a enregistré un très bon record et n’a pas encaissé de buts en 1121 minutes”, indique au HuffPost Maroc Mohsen Asimi, rédacteur en chef de la rubrique Sport de l’agence de presse iranienne Tasnim News Agency. Elle était la première équipe asiatique et la deuxième équipe au monde (après le Brésil) à se qualifier pour le Mondial 2018. “L’Iran est resté invaincu dans son groupe de qualification asiatique et n’a concédé de buts que deux fois lors de son dernier match contre la Syrie”, rappelle le journaliste. La Team Melli a enregistré les meilleurs résultats du tour qualificatif parmi les équipes asiatiques et a récolté 22 points.

3. 36e au classement mondial

Au cours des quatre dernières années, l’Iran a toujours été l’une des meilleures équipes asiatiques au classement de la FIFA. L’équipe iranienne figure aujourd’hui à la 36e place du classement mondial, derrière la Serbie (35e) et devant la Turquie (37e). Le Maroc n’est pas très loin derrière, puisqu’il arrive à la 42e place.

4. Plusieurs joueurs iraniens évoluent en Europe

Plusieurs joueurs de l’équipe nationale iranienne de football évoluent dans les ligues européennes. “Certains d’entre eux étaient des stars de leurs équipes, comme Alireza Jahanbakhsh, qui a terminé la saison en tant que meilleur buteur de l’Eredivise néerlandaise avec 21 buts”, rappelle Mohsen Asimi. “Aussi, certaines personnes pensent que si le sélectionneur Carlos Queiroz a donné une opportunité à Karim Ansarifard (qui évolue à l’Olympiakos en Grèce, ndlr), c’est qu’il peut montrer de bonnes performances”. Parmi les 24 joueurs présélectionnés pour participer au mondial en Russie (voir encadré en bas de l’article), une douzaine sont basés en Europe, dont Ashkan Dejagah (Nottingham Forest, Angleterre) et Reza Ghoochannejhad (Heerenveen, Pays-Bas). D’autres joueurs de l’équipe ont déjà participé à des Coupes du monde ou des compétitions internationales.

5. Sardar Azmoun, la star montante

Sergei Savostyanov via Getty Images

Présenté comme l’héritier du mythique buteur iranien Ali Daei et surnommé “le Messi iranien”, Sardar Azmoun est la star montante de la Team Melli. L’attaquant de 23 ans, qui joue actuellement au Rubin Kazan, en Russie, “a fait preuve d’un grand réalisme depuis ses débuts internationaux en Coupe d’Asie de l’AFC 2015”, rappelle la FIFA sur son site. “Les gens attendent de voir ce que Sardar Azmoun peut faire pour la Team Melli en Coupe du monde, parce que la plupart des experts et des fans de football estiment qu’il est le nouvel espoir iranien”, indique Mohsen Asimi. Il est aussi le cinquième meilleur buteur iranien de tous les temps, avec 22 buts en 30 sélections.

6. Une 3e Coupe du monde pour le sélectionneur Carlos Queiroz

ATTA KENARE via Getty Images

Le technicien portugais Carlos Queiroz, à la tête de l’équipe iranienne depuis 2011, participera à sa troisième Coupe du monde après avoir accompagné le Portugal en 2010 et l’Iran en 2014. “Les fans iraniens savent qu’au cours des 7 dernières années, la Team Melli avec Carlos Queiroz a progressé sur le plan technique, et a réalisé de bonnes performances”, indique Mohsen Asimi. “Il est la clé du succès du football iranien depuis quelques années”, renchérit Mohammad Jamaat, rédacteur en chef de la rubrique Sport du site Mashreghnews.com, notamment grâce à “sa personnalité et son esprit victorieux”, mais également “la qualité de son coaching et de sa formation”, même s’il commence à essuyer quelques critiques depuis un an. “Les fans de Persepolis et Esteghlal, deux clubs les plus populaires en Iran, sont contre lui”, précise Mohammad Jamaat. Il quittera ses fonctions de sélectionneur de l’Iran après le mondial 2018, faute d’offre alléchante de la part de la fédération iranienne de football.

7. Quelques craintes dans le groupe B

Les Iraniens sont réalistes. Avec l’Espagne, le Portugal et le Maroc dans le groupe B, l’Iran a une faible chance de se qualifier pour les huitièmes de finale à la Coupe du monde. “L’Iran est dans le groupe de la mort. Ce sera un parcours difficile, mais ce n’est pas une mission impossible”, estime Mohammad Jamaat. “Nous savons que les meilleures équipes sont dans ce groupe, mais la plupart des Iraniens pensent que nous sommes toujours meilleurs dans des conditions difficiles, comme c’est le cas maintenant!”, ajoute le journaliste. Le premier match contre le Maroc sera cependant décisif. “Peut-être que certaines personnes imaginent que le match contre le Maroc sera le plus facile par rapport à ceux contre l’Espagne et le Portugal, favoris pour se qualifier dans le groupe B, mais le fait est que le Maroc est une équipe formidable et respectable”, souligne Mohsen Asimi. “Toute équipe qui gagnera le premier match aura de l’espoir pour les deux derniers matches”.

8. Une polémique avec Israël

C’est une polémique dont se serait bien passée l’équipe iranienne avant le mondial 2018. Deux joueurs, le capitaine de l’équipe nationale, Masoud Shojaei, et son coéquipier Ehsan Haji Safi, ont été vivement critiqués après avoir joué, en août 2017, avec leur club grec du Panionios face au club israélien du Maccabi Tel Aviv, en Ligue Europa. Alors que les deux joueurs ont été radiés de la sélection nationale dans un premier temps, l’Iran ne reconnaissant pas Israël et interdisant à ses joueurs de jouer contre lui, ils ont finalement été réintégrés dans la liste des 24 joueurs présélectionnés pour le mondial 2018 établie par le sélectionneur Carlos Queiroz.

9. Ali Daei, le joueur qui a marqué l’histoire

AI Project / Reuters
Le joueur iranien Ali Daei lors du match entre l'Iran et le Mexique pendant la Coupe du monde en Allemagne, le 11 juin 2006.

S’il y a un nom à retenir dans l’histoire du football iranien, c’est bien celui de Ali Daei. Aujourd’hui âgé de 49 ans et entraîneur du club Saipa depuis 2017, la légende du ballon rond est le meilleur buteur du monde en sélection nationale. Il est en effet le premier footballeur à avoir passé le cap des 100 buts inscrits en sélection nationale, avec pas moins de 109 buts marqués pour 148 matchs sous le drapeau iranien. Il devance le Hongrois Ferenc Puskas (84 buts) et le Portugais Cristiano Ronaldo (81 buts).

10. La victoire iranienne la plus folle

Dans l’histoire du onze iranien, un match a explosé tous les records. Il s’agit de la rencontre contre Guam le 24 novembre 2000, où l’Iran a battu à plates coutures son adversaire après avoir marqué 19 buts contre 0! Il s’agissait d’un match de qualification à la Coupe du monde 2002.

Les 24 joueurs iraniens présélectionnés

Gardiens : Alireza Beiranvand (Persepolis), Rashid Mazaheri (Zob Ahan), Amir Abedzadeh (Maritimo, Portugal)

Défenseurs : Ali Gholizadeh (Saipa), Majid Hosseini (Esteghlal), Milad Mohammadi (Akhmat Grozny, Russie), Mohammad Khanzadeh (Padideh), Morteza Pouraliganji (Al Saad, Qatar), Pejman Montazeri (Esteghlal), Ramin Rezaeian (Ostende, Belgique), Roozbeh Cheshmi (Esteghlal)

Milieux : Ehsan Haji Safi (Olympiakos, Grèce), Karim Ansarifard (Olympiakos, Grèce), Masoud Shojaei (AEK Athènes, Grèce), Mehdi Torabi (Saipa), Omid Ebrahimi (Esteghlal), Saeid Ezatolahi (Amkar Perm, Russie)

Attaquants : Alireza Jahanbakhsh (AZ Alkmaar, Pays-Bas), Ashkan Dejagah (Nottingham Forest, Angleterre), Mehdi Taremi (Al-Gharafa, Qatar), Reza Ghoochannejhad (Heerenveen, Pays-Bas), Saman Ghoddos (Ostersunds, Suède), Sardar Azmoun (Rubin Kazan, Russie), Vahid Amiri (Persepolis)