ALGÉRIE
08/04/2019 15h:15 CET | Actualisé 08/04/2019 15h:28 CET

Mokrane Aït Larbi : "la souveraineté populaire prime sur la constitution"

Huffpost MG

“La souveraineté populaire prime sur la Constitution”, affirme l’avocat Mokrane Aït Larbi. Dans un texte publié lundi 8 avril sur sa page Facebook, l’ancien sénateur rappelle le nombre de fois où la constitution a été foulée pour faire passer la volonté du pouvoir.

Mokrane Aït Larbi rappelle, dans ce sillage, combien de fois cette constitution a été bafouée depuis 2013 : “l’incapacité des institutions à appliquer l’article 102 ( le 88 avant le dernier amendement constitutionnel), la désignation de Tayeb Belaïz à la tête du conseil constitutionnel, le dépôt du dossier de candidature de Bouteflika alors qu’il se trouvait à l’hôpital avec un faux certificat médical, la tentative de prolonger le 4e mandat sans élection, les 10 sièges à pourvoir encore au Conseil de la Nation, et l’accaparement des prérogatives présidentielles par des forces non constitutionnelles, comme le dit le chef d’état-major”.

L’avocat rappelle aussi les “différentes fraudes électorales prouvées devant le peuple et les observateurs internationaux au profit de Abdelaziz Bouteflika, du FLN, du RND” le long des 20 ans de règne du président démissionnaire. Il en veut comme preuves “la guerre des communiqués entre les deux partis à l’occasion des Législatives” de mai 2017.

Faisant fi des “fatwas” des experts constitutionnalistes, Mokrane Aït Larbi affirme que les millions qui sortent chaque vendredi sont “le référendum incontestable sur le rejet populaire du pouvoir et du système”.

M.Aït Larbi ajoute que si “la volonté existait, on pourrait sortir de cette crise à travers la mise en place d’une présidence collégiale,  un gouvernement de compétences nationales, l’organisation d’une élection présidentielle dans un délai d’une année et la mise en place d’une commission nationale composée de personnalités indépendantes non partisanes pour organiser la Présidentielle”.

Pour Me Aït Larbi, “l’armée se chargera, durant cette période, de protéger le peuple de la contre-révolution”. 

A part des démarches qui vont dans le sens de la consécration de la volonté populaire contenue dans les articles 7 et 8 de la Constitution, M. Aït Larbi n’y voit qu’un sacrifice de quelques personnes afin de préserver le système”.